Gestion de l’eau au Jardin d’Yvonne

Nous sommes rentrés brusquement dans l’été et c’est un peu groggy par les températures élevées que les jardiniers ont tenu dimanche la permanence …

Très vite, il fut question de l’eau.

Quelques semis déjà à moitié brûlé indiquait qu’il était grand temps d’enclencher les hostilités contre la sécheresse.

Les techniques de gestion raisonnée de l’eau sont appliquées au jardin : récupération de l’eau de pluie grâce à deux bidons,  paillage des buttes, qui limite l’évaporation de l’eau, permaculture qui favorise « l’entraide » entre les plantes (phénomène de l’ombre) et mise en place d’oyas sur une butte en expérimentation.

Le projet du patio vise également à récupérer de l’eau pour que le jardin soit autonome. Pour l’heure, ce n’est pas le cas, et nous devons utiliser l’eau de ville.

Un système de goutte-à-goutte à été installé l’an dernier sur les buttes les plus ensoleillées, et nous venons de le remettre en route. Il est programmé pour arroser de 21 heures à 21 h30 tous les jours.

Un guide d’utilisation très complet, et très facile d’application a été réalisé (merci Brice). Ce guide se trouve dans le classeur orange, dans la cabane, et tous les jardiniers peuvent s’y référer, lorsqu’ils tiennent une permanence, s’ils veulent comprendre le fonctionnement, et éventuellement le modifier, si de grosses pluies s’annoncent.

Quelques conseils lorsque l’on arrose les buttes avec les arrosoirs ou le tuyau d’arrosage : il faut arroser le plus tard possible, pour limiter l’évaporation de l’eau. Les tomates n’aiment pas être arrosées sur les feuilles, il faut arroser leur pied.

Lorsque l’on quitte le jardin, il faut bien refermer la vanne de l’eau de ville, mais laisser celle du goutte à goutte ouverte…

Les jardiniers ne doivent pas hésiter à poser toute question à ce sujet, et si nécessaire, un temps informatif sera organisé.

En cadeau, pour finir cette chaude journée,  un superbe specimen sur notre clôture, si belle et si étrange qu’elle pourrait bien rendre envieuse les belles qui paradent en ce moment au Festival de Cannes…

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Atelier semis du 21 mai

Les jardiniers ont été convié à ramener leur semis au jardin ce dimanche 21 mai….

De très nombreux plants de tomates ayant poussé, plus qu’il n’en faut pour garnir les buttes, nous avons contacté le Vert Luizet, les Incroyables Comestibles de Villeurbanne,  nos voisins du Tonkin, et le Doua Vert pour les inviter à récupérer des plants s’ils le souhaitaient…

De nombreuses plantes et fleurs restaient toutefois à installer sur les buttes, en respectant le plan de plantations 2017.

Voici, en image, le résumé de cette journée :

 

Puis, les jardiniers sont passés à l’action :

 

Nous avons prélevé quelques bambous, sur l’espace à proximité du jardin, afin de faire des tuteurs. Le bambou est une espèce invasive dont le prélèvement raisonné ne compromet pas le développement.

Les buttes ont été paillé et les plants étiquetés.

Au final, ce fut une journée ensoleillée et active.  Tomates, piments, chou kale, choux de Bruxelles, brocolis, casseiller, patidou, melon …ont été repiqués. De la mélisse a été semée en terre.

En fin de journée, une réunion d’information sur le programme de la France insoumise concernant l’agriculture écologique et paysanne (dans le programme l’Avenir en Commun)  a eu lieu au Jardin. L’écologie urbaine, et plus généralement la transition écologique, sont des thèmes auxquels les jardiniers sont sensibles, et dont ils ont souhaité pouvoir discuter.

Très bonne semaine…à bientôt pour la suite des projets…

L’achillée millefeuille, l’herbe au soldat

coccinnelleSavez-vous que Vénus conseilla à Achille cette plante pour faire cicatriser sa plaie au talon ? Vous l’aurez compris, c’est un hémostatique puissant.

Savez-vous que l’on remplace parfois le houblon par de l’achillée pour le brassage de la bière dans le nord de l’Europe ?

Savez-vous qu’une décoction d’achillée permet d’activer la décomposition du compost en biodynamie ? Elle repousse également les insectes nuisibles aux cultures.

Ses propriétés sont nombreuses : cicatrisant, hémostatique, astringent,  antispasmodique, anti-inflammatoire, et j’en passe !
De ce fait, comme toutes les plantes riches en propriétés, il faut bien la connaître pour bien l’utiliser !

Pour les bobos des petits (et des grands), une compresse de vinaigre sera idéale. Il servira aussi en bain de bouche pour les gencives irritées ou même pourra fortifier votre cuir chevelu grâce à un massage de quelques minutes.

Vous avez les paupières gonflées ? une décoction fera l’affaire sur une compresse.

Les jambes lourdes ? le foie encrassé ? Une infusion de sommités fleuries…achilée

ATTENTION : Pas d’utilisation si vous suivez un traitement fluidifiant sanguin, ni pendant les règles, ni si vous êtes enceintes. Pour les enfants de moins de 12 ans, utilisez seulement en externe.

Sa teinture mère peut être très intéressante en cas de règles douloureuses, prise en prévention, mais aussi pour les suites de traumatismes musculaires.

Prenez l’avis des spécialistes bien sûr !

Petite recette : le vinaigre à l’achillée : placez dans un bocal une poignée de sommités fleuries d’achillées fraîches en morceaux et ajoutez un litre de vinaigre de cidre bio. filtrez après 15 jours.

pour aller plus loin : 250 remèdes naturels à faire soi-même,

Passeport-santé ;
Un jardin bio ;

Retrouvez la Fiche de la flore de Bonnier

 

Permanence du dimanche 14 mai

Le jardin est luxuriant, et les permanence sont l’occasion d’entretenir, couper, repiquer, sélectionner les légumes et les fruits que l’on souhaite voir se développer.

On sème en pleine terre, on repique les plants qui sont maintenant assez robustes, et notamment les tomates. Le 21 mai, un atelier semis sera le point d’orgue des plantations de la saison du printemps.

En attendant, on apporte un soin tout particulier aux arbres, et on chouchoute le pêcher. On enlève les dernières feuilles cloquées, et on éclaircit les branches en enlevant les fruits qui poussent sous les branches, et ceux qui sont trop resserrés entre eux, pour que les plus vigoureux se développent…On fabrique un piège à pucerons à base de bière, dans une bouteille en plastique.

Le travail de désherbage est nécessaire. On arrache au minimum. On coupe, et on laisse l’herbe sur les allées ou dans le bac pour en faire de la matière sèche.

La tanaisie est récoltée : on peut en faire un purin, très utile au jardin ….

Pendant la journée, on discute, on prend le temps …On échange des savoirs et des connaissances…On accueille les visiteurs curieux, et qui reviendront peut-être…On partage la récolte du jour.

 

En mai, au jardin, on fait ce qu’il nous plait !

Apéro-Jardin et reportage télévisé

Samedi 13 mai, bravant les pluies intermittentes, nous avons organisé un Apéro-Jardin, pour accueillir dans la convivialité une équipe de France 3 qui nous avait contacté pour faire un reportage…

Comme chantait Georges Brassens « Parlez moi de la pluie, et non pas du beau temps…. »

…Malgré les averses, nous avons pu offrir aux journalistes une image du jardin des plus conviviales, et ils ont montré un véritable intérêt aux explications de plusieurs personnes présentes.

Après avoir bâché le patio (Merci Romain et Lucille qui a joué l’acrobate) pour permettre de se retrouver à l’abri, l’équipe de France 3 a tourné de nombreux plans et interviewé plusieurs personnes qui ont pu parler de l’histoire du jardin et des projets passés et à venir..

Nous tiendrons informé les membres du jardin de la diffusion prochaine du reportage. Le mois de mai étant propice aux thèmes sur le jardinage urbain, ce sera sans doute dans le courant du mois…

 

Le monde minuscule du Jardin

En ce mois de Mai, le jardin est dans tout ses états…

La pluie des derniers jours lui a donné un petit coté luxuriant très agréable à contempler. Les odeurs et les sensations sont intenses.

Si vous furetez, en vous frayant un chemin dans les allées parfois envahie de végétation, vous pourrez observer, en faisant un focus sur les plantes, une petite population diverse et bien dissimulée pour qui le printemps est synonyme de naissance, de croissance, de reproduction, de fertilité et parfois de combat farouche pour la survie…

Prenez quelques instants au Jardin, accroupissez-vous et concentrez-vous sur ce petit monde. Les insectes apparaitrons parfois comme par magie…

Sur les sureau, des colonies de pucerons noircissent les branches…

Leur prédateur sont bien là, à profiter de ce garde-manger : la (peut-être) redoutable coccinelle asiatique que nous devons surveiller de près pour qu’elle ne colonise pas le jardin. Contrairement à la petite coccinelle des jardins rouge à 7 points, elle est plus grosse et a diverses formes : deux bandes blanches, en forme de « V », des points mal dessinés, elle est parfois noire avec quelques grosses taches rouge (photos).

Toutefois, nous ne sommes pas au jardin suffisamment spécialistes de cette question, et devons continuer à nous documenter pour décider si nous devons prendre des dispositions…

Enfin, il y a d’autres acteurs et notamment la grande famille des fourmis dont on connait l’extrême organisation et d’autres individus non encore identifié …Des punaises, des abeilles, des bourdons….

Pour finir, admirez le beau de travail de construction fait par nos abeilles solitaires ! Articles à relire sur la question : Les abeilles solitaires et l’hôtel à insectes, construction d’un hôtel à insectes.

Ruche-abeille

Et sans doute encore bien d’autres insectes à observer, à connaitre….

Quelque que soit leur taille, leur couleur ou leur formes, ce sont de fidèles auxiliaires de la nature qui contribuent à un équilibre…..

Lorsque nous passons la porte du jardin, nous entrons chez eux. A nous de comprendre ce qu’ils nous disent pour ne pas commettre d’impair…

Bonne observation !

Soigner ses arbres fruitiers

Ce dernier dimanche était fort animé au jardin d’Yvonne malgré le temps maussade et la pluie annoncée qui nous a laissés tranquilles..; tout au plus quelques gouttes en fin de journée.

Nous vous l’avions annoncé, il y avait un atelier avec notre ami Eugène de l’association des croqueurs de pommes.

Nous avons pu réviser ou apprendre (selon les cas) à soigner nos fruitiers, en particulier à supprimer quelques fruits en formation afin de permettre aux autres de bien se développer. Exemple sur les petits abricots, vous allez vite comprendre…avec les images ci-dessous : on fait l’état des lieux, on enlève d’abord les fruits qui se trouvent sous la branche car ils ne verront pas le soleil et tarderont à murir, ensuite on garde environ 4 fruits sur le bouquet en essayant de prévoir la place pour que chacun puisse bien se développer;

On fait de même pour le pommier et on en profite pour prévoir les arcatures à mettre en place, les tailles à programmer à partir de la sainte Catherine.

Pour le pêcher, on fait fait tomber les petits fruits qui ne demandent que ça, on élimine ceux qui sont sous les branches et il n’y a plus qu’à sélectionner ce que nous allons garder. Avis aux amateurs, nous passerons à la pratique dimanche prochain lors de la permanence habituelle.

Le public est nombreux et attentif, Eugène prépare le cerisier qui partira au jardin de Chamarel, admire notre petit cognassier qui a déjà de beaux petits fruits, bien distribués… nous avons presque hâte d’être déjà à l’automne ! C’est à ce moment que nous verrons à nouveau notre croqueur de pomme au jardin. Si vous voulez bénéficier des précieux conseil du spécialiste, vous pouvez vous rendre le samedi matin aux atelier qu’il propose au Verger Ecole situé à Vaulx-en-Velin, à l’angle du chemin du Gabugy et de la rue Alfred Beraud.

Pendant ce temps, d’autres prenaient soin du jardin, plantaient cueillaient, accueillaient les « coccinelles de Sans-Soucis » jardiniers amateurs comme nous ainsi que les nouveaux adhérents… La vie sociale liée aux activités de jardinage… Petit aperçu en images

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Vous avez vu des coquelicots, ne manquez pas de lire le dernier article sur la question…

A suivre…

Gentil coquelicot

CoquelicotREn bandes ou isolé, on ne peut manquer le coquelicot lorsqu’il est en fleur. De la même famille que les pavots, son latex n’a pas ses propriétés et ne permet pas de fabriquer de l’opium… Sa prolifération dans les champs de blé de l’agriculture expansive est une des conséquences du travail du sol et de la rupture des réseaux qui ont avaient mis tant d’année à se construire afin de limiter naturellement la barrière créée par les racines des blés de l’époque… Mais depuis, les hommes s’en sont mêlés, inventant toute sorte de procédés qui n’ont fait que permettre à cette plante à une époque menacée de disparition de prospérer.

Et nous en profitons ! pas seulement pour le plaisir des yeux, mais aussi parce le coquelicot est une très bonne plante sur le plan gustatif mais aussi médicinal. J’ai donc ouvert mes livres et grimoires afin de partager avec vous quelques secrets de « druidesse ».

Coquelicot-fleursCertain d’entre vous ont peut-être apprécié les feuilles de coquelicots dans les salades et autres rouleaux de printemps lors de la première phase de croissance végétative. On les appelle aussi à ce moment « roquette blanche » qui, en dehors de la ressemblance morphologique n’a pas d’autre point commun, ces feuilles sont très douces. Du coup, comme beaucoup de feuilles comestibles, on peut les cuisiner aussi à chaud et les inclure dans des galettes végétales, car comme toutes les feuilles vertes, elles sont riches en protéines.

Coquelicot-fleurCertains d’entre vous connaissent peut-être les coquelicots de Nemours dont on fait de très nombreuses spécialités : vinaigre, confit, liqueur, glaces, bonbons, etc.

Lorsque les fleurs sont épanouies, on peut s’en régaler : à croquer directement au jardin, à mettre les pétales sur les salades, à déguster les petits ovaires crus au goût de noisette.

Les propriétés médicinales et leurs utilisations sont nombreuses : antispasmodique et antitussif, adoucissant, calmant et sédatif sont les plus connues. On peut confectionner avec les fleurs de coquelicot un sirop contre la toux pour petits et grands.
coquelicot-de-nemoursCertains parfumeurs en ont fait leur fleur fétiche, à vous de nous dire lequel dans les commentaires !

Une recette très simple pour faire un sirop qui calme la toux et favorise l’expectoration tout en supprimant les spasmes ; indiqué pour les rhumes avec toux, bronchites, asthme, coqueluche, insomnie, fièvre éruptive, trouble du sommeil et angines. 1 à 3 CC pour les enfants à partir de 3 ans et 3 CS pour les adultes. (source : 250 remèdes à faire à soi-même). Faire infuser une grosse poignée de pétales dans un litres pendant une demi-journée (verser l’eau à 85° sur les pétales et couvrir). Filtrer et ajouter la même quantité de sucre roux ou de miel. Faire bouillir doucement jusqu’à ce que la consistance soit sirupeuse. On peut ajouter un peu de jus de citron ou quelques graines d’anis vert selon les goûts.
Embouteiller à chaud dans des bouteilles stérilisées.

Pour finir, La fiche détaillée de la flore de Bonnier

Plein de bises à nos lecteurs. DS