Qui suis-je ? reconnaître les plantes du jardin

Bonjour amie.s jardinier.s

Le 27 nov 2015, j’avais publié un article « qui suis-je ? » dans lequel i l y avait un diaporama sous forme de jeu d’identification. Plusieurs personnes m’ont récemment posé des questions en me disant « il n’y a pas la solution »…

Je ne peux m’empêcher d’être pédagogue (et oui on ne change pas sa nature si facilement), aussi je vais vous aider avant de donner peut-être des solutions.

Je vous invite donc à réagir par vos commentaires, ce sera le meilleur moyen d’apprendre ensemble.

Donc, je vous donne une liste des plantes (ordre alphabétique), à vous de les associer avec les numéros des images. Attention, on peut rencontrer plusieurs fois la même plante sous différentes plantes.

Achillée millefeuilles
Basilic japonais
Bourrache
Cardon
Chardon-Marie
Chélidoine
Chou fourrager
Chou Kale
Chou rouge (de Bruxelles)
Consoude
Courgette
Épinard-oseille
Mauve
Mouron des Oiseaux (stellaire)
Moutarde
Ortie dïode
Piment
Solanum aviculée (merci Damien de confirmer… sur cette plante, tu es hors concours pour le reste…)
Souci des jardins (Calendula)
Tanaisie
Pour vous aider, vous pouvez aussi consulter un autre article Atelier botanique du 12/06/2016

Il y aura une suite pour en parler. Vous pouvez aussi rajouter des images de plantes dans les commentaires pour nourrir cette recherche…
Herbier2R

 

Amusez-vous bien, Denise

 

 

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Février, froid et ensoleillé

Dimanche 18 février, 15 heures, la permanence  démarre au Jardin d’Yvonne, sous un froid soleil.

Quelques jardinières sont là. Du broyat, déposé sur la parcelle, est à mettre dans le composteur.

Mais, d’abord, on fait le tour du jardin. On observe, on scrute chaque coin de parcelle et de butte, pour voir ce qui a changé depuis la dernière fois. Des oignons ont commencé à faire un bulbe qui sera plus tard plein de graines, des feuilles dentelées vertes et blanches de chardon-marie sont apparues, des bulbes de lys s’épanouissent, la moutarde pousse…

Alors, on se lance : Julie plante des patates germées, Carole et Élodie sèment des pois à rame, Isabelle consolide les parcelles avec des petites structure en bois, et les costaud(e)s prennent pelles et fourche pour transporter le broyat !

 

Bientôt, de nombreux visiteurs passent et s’arrêtent quelques minutes pour bavarder, déposent leur compost, se renseignent …. Encore une fois victime de son succès  le compost déborde. Normalement, le retournement est prévu pour le 23 mars, soit dans plus d’un mois.Il va falloir prendre des dispositions et informer rapidement les adhérents des solutions de replis qu’il va falloir trouver.

Le printemps promet d’être agité ! Merci à Isabelle pour son thé qui nous a réchauffé …

Bonne semaine à nos lecteurs.

Atelier semis du 28 janvier

« Mais pourquoi des semis si tôt ? » s’exclame le jardinier, perplexe et interrogatif.

Il est vrai que, d’une manière générale,  des semis réussis doivent réunir les conditions suivante : humidité, chaleur, lumière…

C’est pourquoi il est possible de commencer des semis dès la fin janvier à condition de les faire « à chaud » : c’est à dire, sous serre chauffée ou dans un intérieur ou il faudra les chouchouter….

Les discussions peuvent être interminables autour de questions telles que « doit-on commencer les tomates avant les poivrons ? Et si on semait des fèves ? Faut-il attendre la mi-février ? Et pourquoi  pas avril ? Et les saints de glace, alors ?  Attention au cycle de la lune !… »

C’est tout le charme du jardin  !

Donc, dimanche, nous avons parlé des semis de piments, poivrons et aubergine.

Ces trois lascars font partie de la famille des solanacées (comme la pomme de terre et la tomate) : ce sont des plantes fragiles, qui aiment la chaleur et qui poussent lentement.

Comme notre saison chaude est plus courte que sur le pourtour méditerranéen, il faut les commencer en intérieur, bien au chaud, pour qu’elle poussent tranquillement. Elles seront repiquées sous serre froide, puis en pleine terre dès que les gelées ne seront plus à craindre.

Amélie avait rédigé un petit guide des semis, Carole avait préparé des questions comme « qu’est ce que la dormance de l’aubergine ? » « quelle terre utiliser ? » « les bons gestes ? ».

Les graines utilisées proviennent de Biaugerme , et sont garanties ni hybride, ni F1 ! Ci-après, un jardinier heureux de repartir avec une terrine !

 

Chacun est donc reparti, qui avec un godet, qui avec une terrine pour chouchouter les semis à température ambiante : l’idéal étant 24° pour les semis de poivron et piment.

Merci aux participants qui ont bravé le froid, et mention spéciale à Jana, toute petite jardinière en herbe, pour son aide à l’arrosage !

 

Le chou, dans tous ses états…

Brassica oléracéa !

Derriere cette exclamation aux accents latinos, on trouve le nom scientifique du chou commun, plante comestible cultivée depuis la plus haute antiquité.

Les choux règnent au Jardin depuis quelques mois, et les Jardiniers ou visiteurs  ont pu, occasionnellement ou régulièrement, récolter des feuilles à cuisiner.

Choux en feuille, ou chou pommé, vert clair ou tirant sur le rouge, à grande feuille ou petite frisé, ils sont tous comestibles et rustiques.

 

On trouve donc au jardin des choux communs à grande feuilles, des choux de Bruxelles, des choux kale. Seuls manquent à l’appel les brocolis : nous tenterons donc d’en faire pousser cette année !

Les choux portugais poussent sur des hautes tiges dont on enlève les feuilles au fur et à mesure par le bas, et les pieds peuvent atteindre deux mètres de haut !

Attention au Jardin : le chou aime l’azote, il épuise les sols et il faut enrichir le sol d’une parcelle qui a accueilli des choux l’année précédente. Cela tombe bien,  puisque la rotation des cultures est de mise au Jardin.

En permaculture, ne pas associer le chou avec les fraises, les tomates ou les oignons !

L’association avec l’aneth est gagnante, le cliché suivant témoigne d’une rare complicité  :

SAMSUNG CAMERA PICTURES

 

Pour finir, signalons que les Jardiniers ont cuisiné le chou de toute les manières ces derniers mois : en quiche, en tarte, en salade, en roulade, en soupe, en assaisonnement ou en plat principal !

On a même eu un battle de Chou lors de la dernière réunion mensuelle ; alors, n’hésitez pas, envoyez vos recettes de choux, nous les publierons sur le blog !

 

 

Quoi de neuf, en janvier, au Jardin ?

Le mois de janvier est un faux ami au Jardin : en apparence, il ne se passe pas grand chose. Mais, si on cherche bien, on constate que les plantes se préparent au printemps à leur manière.

Les graines sont en dormance, l’activité vitale est ralentie. Du gel est nécessaire pour aider à ce repos. Rien n’est jamais « mort ». Les plantes se préparent, comme pour une compétition.

Les jardiniers(ères) sont très actifs aussi car si leur vigilance s’éteint et qu’ils négligent la préparation du printemps, le Jardin risque fort d’en pâtir…

L’occupation principale consiste en la décision d’un plan de culture pour 2018.

Un atelier, une réunion mensuelle, des discussions et de nombreux échanges ont permis d’aboutir à une « feuille de route » qui donnera le tempo principal. Julie et Arnaud ont animé une réunion au cours de laquelle ont été discuté de ce qui a marché en 2017, et des souhaits des adhérents. Lors du Jard’Apéro de décembre, une « boite à semence » avait recueilli des envies et des souhaits variés. Lors de la réunion mensuelle, on est revenu sur ce plan de culture, pour affiner les propositions.

En image, quelques temps fort de la réalisation de ce travail de réflexion  :

 

En janvier, nous avons aussi entretenu les haies, en taillant la passiflore, consolidé les buttes,  chouchouté les rosiers, accueilli de nouveaux adhérents, fait des boutures d’osier et de chèvrefeuille,  accueilli les utilisateurs du compost (déjà presque plein !) ….et dégusté les produits du jardin : choux sous toutes ses formes, blettes, raifort…On attend les pleurotes …

A bientôt pour les premiers semis ! Prochain atelier le 28 janvier à 15 heures.

La saponaire, l’herbe à savon locale

Au Jardin d’Yvonne, nous avons plusieurs pieds de saponaire, une plante locale très commune.

Cette jolie plante rustique, herbacée vivace, a des tiges rampantes et de jolies fleurs à cinq pétales. Ses fruits font des capsules qui contiennent des petites graines. En ce moment, hiver oblige, elle est au repos. Nous avons toutefois récolté les graines à la fin de l’automne pour pouvoir en semer à nouveau si nécessaire.

 

Cette plante a été longtemps très populaire dans nos campagnes puisqu’elle servait à faire les détergents pour la lessive, et le savon.

Au jardin, un test a été réalisé pour faire du liquide de lavage.

Ce sont les racines de saponaire qui contiennent les doses conséquentes de saponine, un agent détersif (=qui a des propriétés lavantes). Dans les tiges subsiste également cet agent.

C’est donc un mélange de racine et de tige qui a été utilisé pour le test. Deux plants ont été utilisés, de sorte qu’il reste des plants en terre au jardin.

Cela a permit de « cuisiner » 50 grammes de saponaire. En image, la confection :

Vous pouvez venir faire le test au Jardin de vous laver les mains,  le résultat obtenu est à disposition, à côté du tonneau de récupération d’eau !

Et pourquoi pas d’autres test et d’autres recherches sur cette plante : les jardiniers motivés peuvent se manifester !

Pour la petite histoire : Avant l’ère de la machine à laver individuelle, les lavandières utilisaient la saponaire, et l’activité de lavage était un moment social très important dans les campagnes. C’était aussi le moment ou on échangeait des informations, et aussi des « ragots ». Parfois, une personne faisait les frais de ces ragots, on disait alors qu’on lui « passait un savon ».

Nom d’une butte ! La story…

Tout avait commencé par une petite contrariété. Un presque rien, mais qui avait finit par chiffonner les jardiniers.

La butte baptisée « sa mère la butte » avait suscité quelques remarques, et force avait été de constater que certaines personnes n’étaient pas très à l’aise avec la formule, fut-elle humoristiquement potache…

Et quand un jardinier est chiffonné, il est distrait. Quand il est distrait, il ne fait pas attention à ses plantes, et cela risque de faire échouer de belles choses.

Donc, il fut convenu qu’il fallait débaptiser cette butte et proposer un autre nom.

Comme on ne sait jamais rien faire à moitié au Jardin, il fut décidé d’organiser un concours qui eut lieu lors du jard’apéro du 8 décembre. Grâce, on s’en souvient, à la trinité de vin chaud, les esprits rivalisèrent pour proposer des noms de buttes, sous forme de jeux de mots.

Ensuite, il fallut voter. Pour cela, Arnaud nous concocta un vote électronique à faire pâlir de jalousie l’administration en pleine transition numérique. Un « framavote » fut organisé.

Et ….(suspense….roulement de tambour…..)

La nouvelle butte fut baptisée : BUTTE AIR FLY.

D’une courte tête devant OH, BLUTTE ALORS ! et devant BUTT’INNEE

Il reste à présent à organiser le concours pour la décoration du panneau ! Et pourquoi pas, un nouveau sondage pour renommer d’autres endroit du jardin ?