Atelier semis du 28 janvier

« Mais pourquoi des semis si tôt ? » s’exclame le jardinier, perplexe et interrogatif.

Il est vrai que, d’une manière générale,  des semis réussis doivent réunir les conditions suivante : humidité, chaleur, lumière…

C’est pourquoi il est possible de commencer des semis dès la fin janvier à condition de les faire « à chaud » : c’est à dire, sous serre chauffée ou dans un intérieur ou il faudra les chouchouter….

Les discussions peuvent être interminables autour de questions telles que « doit-on commencer les tomates avant les poivrons ? Et si on semait des fèves ? Faut-il attendre la mi-février ? Et pourquoi  pas avril ? Et les saints de glace, alors ?  Attention au cycle de la lune !… »

C’est tout le charme du jardin  !

Donc, dimanche, nous avons parlé des semis de piments, poivrons et aubergine.

Ces trois lascars font partie de la famille des solanacées (comme la pomme de terre et la tomate) : ce sont des plantes fragiles, qui aiment la chaleur et qui poussent lentement.

Comme notre saison chaude est plus courte que sur le pourtour méditerranéen, il faut les commencer en intérieur, bien au chaud, pour qu’elle poussent tranquillement. Elles seront repiquées sous serre froide, puis en pleine terre dès que les gelées ne seront plus à craindre.

Amélie avait rédigé un petit guide des semis, Carole avait préparé des questions comme « qu’est ce que la dormance de l’aubergine ? » « quelle terre utiliser ? » « les bons gestes ? ».

Les graines utilisées proviennent de Biaugerme , et sont garanties ni hybride, ni F1 ! Ci-après, un jardinier heureux de repartir avec une terrine !

 

Chacun est donc reparti, qui avec un godet, qui avec une terrine pour chouchouter les semis à température ambiante : l’idéal étant 24° pour les semis de poivron et piment.

Merci aux participants qui ont bravé le froid, et mention spéciale à Jana, toute petite jardinière en herbe, pour son aide à l’arrosage !

 

Macérat huileux de consoude

Il y a bientôt un an, nous avions fabriqué un onguent à la consoude, lors d’un atelier animé par Denise. Préalablement, des macérats huileux avait été préparé pour la fabrication.

La consoude est une plante très utile au jardin. Elle sert d’engrais vert et a des vertus médicinales. On ne peut pas la consommer, mais on peut fabriquer des remèdes.

 

Vous la repèrerez très facilement grâce à son beau feuillage sombre et ample

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La macérat huileux va servir de base pour la fabrication de la pommade.

Dimanche 12 novembre, des pieds de consoude ont été déterrés. Les feuilles ont été mise à macérer dans un seau d’eau pour faire du purin.

Arnaud, Selim, Marie-Camille, Isabelle, Julie et Carole ont pris des racines pour faire des macérats qui serviront lors d’un futur atelier.

Le macérât de consoude

Il faut faire sécher des feuilles ou les racines de consoude pendant un ou deux jours, non lavées.

Découper les feuilles en petit morceaux, et faites de même avec les racines que vous découpez en rondelles.

Mettre les feuilles ou les racines dans un bocal propre et sec, et recouvrir d’huile. Concernant les feuilles, veillez à ce qu’elles soient toujours immergées.

L’huile : idéalement bio, elle peut être d’olive, tournesol, sésame, macadamia, pépin de raisin , etc….

A ce stade de la préparation, certaines personnes font chauffer cette mixture pour utiliser l’huile en elle-même.

En ce qui nous concerne, nous avons choisi de faire macérer pendant quelques semaines, pour ensuite fabriquer un onguent lors d’un futur atelier.

En image, quelques photos des macérats de l’année précédente :

 

 

 

Laisser macérer quelques semaines, surveiller de temps en temps, observer et n’hésitez pas à demander conseils en cas de doute.

Atelier onguent à la consoude 2016

A suivre !

Denise

La taille des fruitiers

Vous suivez avec nous l’art de prendre soin des arbres fruitiers et en particulier la taille. Qu’avons-nous appris lors du dernier atelier de ce début d’automne ?

Concernant la taille des arbres à pépins, habituellement, on s’y prend plutôt vers la mi-novembre… Mais comme cette année nos pommiers n’étaient pas en bonne santé, ils n’avaient plus beaucoup de feuilles, donc, il était possible de faire le travail de taille pour préparer l’avenir. En revanche, le cognassier sera taillé vers la Sainte Catherine ; au même moment le cerisier commencera sa migration vers le jardin Chamarel. (RDV à ne pas manquer)…

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Un peu de vocabulaire arboricole

Pour rappel, la taille des fruits à noyaux et en particulier des abricotiers se fait peu après la récolte des fruits, on l’appelle, la taille en vert. (voir liens vers les articles précédents ci-dessous)

Eugène nous a appris à créer des arcures depuis la mise en place de notre jardin, pourquoi ?

L’arcure induit la mise en feuilles et en fruits de l’année suivante. Quand la sève circule, du fait de la photosynthèse, elle a tendance à monter vers le bourgeon le plus haut, si bien qu’il y aura des fruits pour les oiseaux ou qu’il faudra une grande échelle pour la récolte.. c’est pourquoi on arque la branche en dessous d’un angle à 45°. L’arcure permet de pallier la coupe : suite à une coupe l’arbre va vouloir se développer en faisant du bois; au contraire, l’arcure favorise la fructification.

En pratique, pour réaliser les arcures on utilise des poids de 50 à 100 g (cailloux ou canettes vides customisées) attachés savamment et en laisse tomber le poids qui tire la branche vers le bas. On peut aussi attacher une ficelle à une branche plus basse ou à petit piquet/sardine. Les poids mis pour arquer une branche peuvent être enlevés lorsque celle-ci reste arquée même si l’on soulage  du poids.

taille-pommier-5Astuce : pour accrocher les poids sur les branches on peut faire des nœuds « tête d’alouette » et des nœuds de cabestan pour attacher sur le tronc ou sur un autre support

Conseil : afin de ne pas blesser la branche coupée, on place l’enclume du sécateur du côté de la chute et la lame du côté de l’arbre. Il faut donc penser à changer le sécateur de sens selon la coupe.

220px-Pear-flower-budsAstuce : on utilise une scie arboricole pour les branches de diamètre plus important (à partir de 1,5 – 2 cm environ) : on fait une entaille sous l’emplacement de la coupe afin d’éviter les arrachements de fibres ensuite. On scie ensuite à partir du haut en tirant vers soi ( particularité de la denture d’une scie arboricole). Après la coupe, Eugène conseille de mastiquer pour favoriser la cicatrisation.

La coupe se fait sur la coursonne (petites rides de la branche) sinon la cicatrisation aura du mal à se faire et l’arbre sera plus sensible aux maladies. Conseil : il vaut mieux couper un peu avant et rafraîchir jusqu’à la ride pour être sur que le plan de coupe soit bien le long de la coursonne.

Pour finir, on se pose souvent la question : Comment savoir quelles branches couper ? Pour préserver un passage et faciliter l’accès à un autre endroit du jardin, pour éviter que 2 arbres ne se gênent mutuellement, pour favoriser la fructification. Pour éviter les croisements de branches, pour limiter la croissance en hauteur (ou la favoriser…).

NB : on peut récupérer les coupes annuelles pour greffer. Un excellent moyen de conserver et déployer des espèces en risque de disparition…

Afin d’illustrer cet article, j’ai emprunté quelques images aux sites du jardin des merlettes et bien sûr des croqueurs de pommes. A consulter également le site élagage ooreka. Quelques clichés ont été faits au moment de l’atelier.

A relire : Soigner nos arbres fruitiers (été) ; Soigner ses arbres fruitiers (printemps)

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Tomates, cucurbitacées, pêcher…

Ce dernier dimanche, plusieurs personnes avaient répondu à l’appel lancé vendredi dernier pour les chantiers en cours ou à entreprendre :

  • poursuivre la traque au chiendent,
  • étayer les plantes de cucurbitacées qui commencent à envahir les plates-bandes
  • arroser et faire les différents petits travaux au jardin ce premier dimanche d’août.

Retour en images…

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Nous vous attendons pour poursuivre les chantiers… la chasse au chiendent, la préparation de nouvelles structures pour aider les courges de toutes espèces de grimper au ciel, etc…

A très bientôt

Denise

Soigner nos arbres fruitiers

Souvenez-vous de l’atelier Soigner vos arbres fruitiers qui s’est tenu en mai dernier, et bien voici le résultat pour pour les abricots que nous avons pu déguster en juin. Dé-li-cieux… !

Eugène des croqueurs de pommes nous avait conseillé de tailler l’arbrisseau après la récolte. Et bien c’est chose faite à présent : Isabelle et moi (Denise) nous sommes mises à la tâche ce jeudi 3 août. Il faut bien reconnaître qu’Isabelle commence à être maître(sse) en la matière !

Depuis plusieurs mois, nos pommiers sont malades suite à une colonisation par des petites bêtes malfaisantes… bien que minuscules… Isabelle a mené l’enquête ! Il s’agit de micro-punaises… (attention, âmes sensibles s’abstenir !) qui n’hésitent pas à vous courir dessus… Bref c’est un peu ragoutant…

Dans l’urgence, Il est prévu de traiter les arbres concernés : les 2 pommiers, le cognassier (et oui ! lui qui était si beau) et le poirier. Isa s’occupe d’acheter le produit (pyrèthre) et de faire le premier traitement. Elle nous donnera des consignes s’il y a lieu de recommencer avant le 15 août.
Ces petites bêtes n’aimant pas du tout l’eau, il faudrait les doucher le soir au jet d’eau dynamique ; à faire donc au minimum les soirs de permanence. il faut les arroser par en-dessous.

Nous avons constaté que la charpente palissage est à reprendre complètement car il se détériore. Il nous faut également le surélever. Comme les ficelles sont en fin de vie, certaines branches en décomposition avancée, il nous faut remettre en état celle-ci. Un atelier est prévu le dimanche 27 août.A vos agendas !

Dans la rubrique arbre en péril, les forts orages ont bien secoué notre pécher de Saint-Fons dont la branche chargée de pêche ployait à risquer de se briser. Merci à Jean-Michel (le frère de Denise) qui nous a fait un arrimage de fortune qui devrait permettre à nos pêches d’aller jusqu’au bout… Peut-être nous faudra-t-il encore l’alléger…

Et voici le reste des nouvelles du jardin…

A surveiller de près : les fleurs de fenouil… afin de récolter les précieuses graines pour la cuisine, les tisanes ou  tout simplement les semences. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, les pollinisateurs sont encore en action… La récolte pourra se faire sans doute la semaine suivante

Les cucurbitacées se développent bien, mais il faut les aider à grimper… Il n’y a pas encore de structure de partout, donc, rendez-vous pour les mettre en place dès dimanche prochain…

lampionAvant de vous quitter, petite dernière : un lampion solaire. Il faudra le monter un peu et s’il s’allume bien (normalement éclairage de 5 à 6 heures), nous pourrons en prévoir d’autres dans notre dossier d’équipement…

A bientôt et bises à tous. Denise

Soigner ses arbres fruitiers

Ce dernier dimanche était fort animé au jardin d’Yvonne malgré le temps maussade et la pluie annoncée qui nous a laissés tranquilles..; tout au plus quelques gouttes en fin de journée.

Nous vous l’avions annoncé, il y avait un atelier avec notre ami Eugène de l’association des croqueurs de pommes.

Nous avons pu réviser ou apprendre (selon les cas) à soigner nos fruitiers, en particulier à supprimer quelques fruits en formation afin de permettre aux autres de bien se développer. Exemple sur les petits abricots, vous allez vite comprendre…avec les images ci-dessous : on fait l’état des lieux, on enlève d’abord les fruits qui se trouvent sous la branche car ils ne verront pas le soleil et tarderont à murir, ensuite on garde environ 4 fruits sur le bouquet en essayant de prévoir la place pour que chacun puisse bien se développer;

On fait de même pour le pommier et on en profite pour prévoir les arcatures à mettre en place, les tailles à programmer à partir de la sainte Catherine.

Pour le pêcher, on fait fait tomber les petits fruits qui ne demandent que ça, on élimine ceux qui sont sous les branches et il n’y a plus qu’à sélectionner ce que nous allons garder. Avis aux amateurs, nous passerons à la pratique dimanche prochain lors de la permanence habituelle.

Le public est nombreux et attentif, Eugène prépare le cerisier qui partira au jardin de Chamarel, admire notre petit cognassier qui a déjà de beaux petits fruits, bien distribués… nous avons presque hâte d’être déjà à l’automne ! C’est à ce moment que nous verrons à nouveau notre croqueur de pomme au jardin. Si vous voulez bénéficier des précieux conseil du spécialiste, vous pouvez vous rendre le samedi matin aux atelier qu’il propose au Verger Ecole situé à Vaulx-en-Velin, à l’angle du chemin du Gabugy et de la rue Alfred Beraud.

Pendant ce temps, d’autres prenaient soin du jardin, plantaient cueillaient, accueillaient les « coccinelles de Sans-Soucis » jardiniers amateurs comme nous ainsi que les nouveaux adhérents… La vie sociale liée aux activités de jardinage… Petit aperçu en images

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Vous avez vu des coquelicots, ne manquez pas de lire le dernier article sur la question…

A suivre…

La sauge des prés

saugedespresJe vous l’avais promis (à celles et ceux qui étaient là dimanche 23 avril), de vous parler de la sauge des prés. J’ai fait faire des bouquets à certains d’entre vous afin de les faire sécher pour une utilisation ultérieure.

Elle est actuellement en pleine floraison.

Du point de vue médicinal, Les feuilles ont les mêmes propriétés que les autres sauges. On l’utilise en infusion (sommités fleuries et feuilles).
Ses propriétés les plus connues comme vous pourrez vous-même le lire dans les ressources jointes :

Fleurs et les feuilles de Sauge des prés sont comestibles (Léo peut donc en consommer…raisonnablement).
Les feuilles et sommités fleuries s’utilisent en infusion, elle stimule les sécrétions hormonales et facilite la digestion des graisses, elles ont des propriétés digestive, apéritive, tonique.

Les feuilles contiennent des substances stomachiques, toniques, amères, antispasmodiques et anti-sudorifiques, elle est préconisée contre les angines et les maux de gorge. Le vin de sauge fortifie et favorise la circulation sanguine. Elle est déconseillée aux femmes enceintes. A récolter avec des outils en bois. Plante mellifère.

Quelques ressources :

Profitez donc du moment pour faire des récoltes : un bouquet la tête en bas, laisser sécher dans un endroit aéré. Nous ferons un atelier ultérieurement pour faire des petits paquets à distribuer aux membres du jardin qui le souhaitent.

Bonne cueillette et à bientôt

DS