Des ipomées et des « courges »

Ce sera le résumé de ce beau dimanche d’octobre (le 1er, c’est le mois des 5 dimanches…).
Bien sûr il y avait aussi l’atelier « prendre soin des arbres fruitiers », mais nous publierons un peu plus tard un billet spécialement sur ce thème.

Donc, grand plaisir des yeux ! les ipomées… Il y en a de toutes les couleurs, elles se cachent avec d’autres, elles rampent, elles courent. Régalez-vous de ce spectacle.

Certains les appellent Volubilis, mais on utilise plutôt ce terme aux variétés vivaces, tandis que l’ipomée est annuelle. Mais attention, c’est la même famille que le liseron… Donc prenez garde à n’en point trop mettre dans les cultures !

Tout le monde les guettait… les cucurbitacées ; grande question, quand les récolter ? Ah là là, LA question…

En fait ça dépend de la variété : par exemple, le pâtisson est plutôt apparenté à une variété estivale, du coup, plus proche de la courgette. Il vaut mieux la cueillir avant que la peau soit durcie. On peut même la déguster crue en carpaccio… avec une sauce sympathique aux herbes par exemple, on peut le farcir, en faire des purées.

De même pour les autres. Observons la récolte : buttercup à peau verte et aussi à peau claire, potiron à peau verte et chair orange. Nous n’avons pas récolté les potimarrons (peau rouge orangée) pour faire durer la saison et que des personnes absentes ce dimanche au jardin puissent en bénéficier un de ces prochain dimanches. Mais je me suis laissée dire que d’aucun prévoyaient des recettes pour le 10 octobre…

Pour les potirons et potimarrons, il vaut mieux attendre que le pédoncule soit un peu couleur paille avant de les récolter.

N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences et à partager vos recettes de cuisine maison.

Vous trouverez plein de recettes dans les livres de cuisine, les magasines spécialisés et bien sûr le net… mais n’hésitez pas à tester et inventer. Allez, je vous en livre une très simple que l’on peut faire avec une butternut (doux beurre), un potiron, un potimarron ou un bleu de Hongrie. Vous le coupez en dés de 2 cm, vous placez dans un plat à four, vous saupoudrez de cumin et de thym, un peu d’huile d’olive… et hop ! au four pendant 35 à 40 minutes, température 190 – 200 (four préchauffé). Un peu régal ! si simple…

Pour finir, vous connaissez ce magnifique chou fourrager dont on récolte les feuilles au fur et à mesure et qui se consomme de différentes manières (pensez à le blanchir avant de le faire cuire)

A très bientôt de vous voir ou de vous lire, Denise

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Des pêches, des tomates et des cucurbitacées

En ce dimanche 13 août,  les besoins de soins au jardin sont importants :

  • relever les plantes de tomates avachies dans les allées…  éliminer les feuilles grillées qui risquent d’apporter des maladies aux tomates,
  • relever ou réorienter les lianes de potimarrons, butternut, pâtissons et autres espèces de cucurbitacées
  • surveiller les haricots,
  • aider les ipomées à s’accrocher au grillage,
  • surveiller les pêches, éliminer celles qui sont mangées par les petites fourmis, et celles qui gênent le bon développement des autres.  Cueillir au passage celles qui sont un peu fendues et déjà délicieuses (cette variété de pêche n’a pas besoin d’être molle pour se consommer…)

    peche-pano
    Et oui les pêches de septembre commencent à se faire déguster !
  • récolter et trier les graines,graines-cardons
  • couper quelques branches de fenouil pour les faire sécher (usage culinaire ou infusion)
  • éclaircir les touffes de sauge trop développée et devenues envahissantes : on en profite pour les faire essaimer dans d’autres jardins ; on peut aussi en récolter en vue de les utiliser pour assaisonner les plats à la tomate ou les sécher pour de futurs mélanges de tisanes.
  • Idem pour la consoude. C’est le moment de transplanter les jeunes planter, car ils sont facile encore à « déménager » mais aussi à récolter de belles feuilles de consoudes pour confectionner des macérats « guérisseurs » ou des purins pour le jardin. On peut aussi en faire sécher afin de les pulvériser ensuite pour une utilisation future.
  • récolte de pourpier et d’amarante qui se développent et sont délicieux.

Quelques conseils pour les jardiniers :

  • avant d’arracher et de détruire toute plante, interrogez-vous sur l’utilisation qu’on peut en faire.
  • quand on arrose les plantes, donner l’équivalent d’un arrosoir au pied de chaque pied de cucurbitacée par exemple ; en apportant l’eau directement au pied des plantes, on évite de favoriser la pousse des mauvaises herbes, les limaces et on limite la perte de trop d’eau.un 1/2 arrosoir aux plantes de tomates. Pour la plupart des plantes éviter l’arrosage des feuilles. Attention, si des taches blanches apparaissent sur les feuilles des cucurbitacées, c’est qu’il y a probablement un peu trop d’arrosage et que l’oïdium se développe : donc espacer le goutte à goutte si cette situation est observée et éliminer les feuilles atteintes.
  • Certains légumes apprécient cependant l’aspersion; c’est par exemple le cas des choux et des salades. Et bien évidemment, c’est la bonne façon pour arroser tous les semis.

A bientôt au jardin.

Denise

Tomates, cucurbitacées, pêcher…

Ce dernier dimanche, plusieurs personnes avaient répondu à l’appel lancé vendredi dernier pour les chantiers en cours ou à entreprendre :

  • poursuivre la traque au chiendent,
  • étayer les plantes de cucurbitacées qui commencent à envahir les plates-bandes
  • arroser et faire les différents petits travaux au jardin ce premier dimanche d’août.

Retour en images…

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Nous vous attendons pour poursuivre les chantiers… la chasse au chiendent, la préparation de nouvelles structures pour aider les courges de toutes espèces de grimper au ciel, etc…

A très bientôt

Denise

Soigner nos arbres fruitiers

Souvenez-vous de l’atelier Soigner vos arbres fruitiers qui s’est tenu en mai dernier, et bien voici le résultat pour pour les abricots que nous avons pu déguster en juin. Dé-li-cieux… !

Eugène des croqueurs de pommes nous avait conseillé de tailler l’arbrisseau après la récolte. Et bien c’est chose faite à présent : Isabelle et moi (Denise) nous sommes mises à la tâche ce jeudi 3 août. Il faut bien reconnaître qu’Isabelle commence à être maître(sse) en la matière !

Depuis plusieurs mois, nos pommiers sont malades suite à une colonisation par des petites bêtes malfaisantes… bien que minuscules… Isabelle a mené l’enquête ! Il s’agit de micro-punaises… (attention, âmes sensibles s’abstenir !) qui n’hésitent pas à vous courir dessus… Bref c’est un peu ragoutant…

Dans l’urgence, Il est prévu de traiter les arbres concernés : les 2 pommiers, le cognassier (et oui ! lui qui était si beau) et le poirier. Isa s’occupe d’acheter le produit (pyrèthre) et de faire le premier traitement. Elle nous donnera des consignes s’il y a lieu de recommencer avant le 15 août.
Ces petites bêtes n’aimant pas du tout l’eau, il faudrait les doucher le soir au jet d’eau dynamique ; à faire donc au minimum les soirs de permanence. il faut les arroser par en-dessous.

Nous avons constaté que la charpente palissage est à reprendre complètement car il se détériore. Il nous faut également le surélever. Comme les ficelles sont en fin de vie, certaines branches en décomposition avancée, il nous faut remettre en état celle-ci. Un atelier est prévu le dimanche 27 août.A vos agendas !

Dans la rubrique arbre en péril, les forts orages ont bien secoué notre pécher de Saint-Fons dont la branche chargée de pêche ployait à risquer de se briser. Merci à Jean-Michel (le frère de Denise) qui nous a fait un arrimage de fortune qui devrait permettre à nos pêches d’aller jusqu’au bout… Peut-être nous faudra-t-il encore l’alléger…

Et voici le reste des nouvelles du jardin…

A surveiller de près : les fleurs de fenouil… afin de récolter les précieuses graines pour la cuisine, les tisanes ou  tout simplement les semences. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, les pollinisateurs sont encore en action… La récolte pourra se faire sans doute la semaine suivante

Les cucurbitacées se développent bien, mais il faut les aider à grimper… Il n’y a pas encore de structure de partout, donc, rendez-vous pour les mettre en place dès dimanche prochain…

lampionAvant de vous quitter, petite dernière : un lampion solaire. Il faudra le monter un peu et s’il s’allume bien (normalement éclairage de 5 à 6 heures), nous pourrons en prévoir d’autres dans notre dossier d’équipement…

A bientôt et bises à tous. Denise

Chiendent et compagnie…

Une activité utile et déstressante consiste à enlever le chiendent des buttes.

Outre le fait que cela peut défouler nos amis jardiniers-permaculteurs qui n’ont que peu souvent le loisir d’arracher, de déterrer et de détruire…. cela aérera les buttes, et encouragera le développement des cultures.

Important à savoir : le paillage ne détruit pas le chiendent, celui-ci se développe tranquillement sous les buttes paillées, quelle que soit la nature du sol…

Comment le reconnaitre et le chasser… ? 

 

 

Le chiendent est  une plante  vivace herbacée qui compte plusieurs espèces appartenant toutes à la famille des Poacées. Cependant, le chiendent le plus courant, le plus invasif et le plus honni des jardiniers est le chiendent commun ou chiendent officinal (Elymus repens ou Agropyron repens ou Elytrigia repens). Pour en savoir plus… La page de terre vivante

Pourtant, il a aussi des qualités…

Eh oui, outre le fait qu’autrefois, les rhizomes du chiendent ont pu être mangés faute de nourriture disponible, c’est bien cette partie de la plante qui est reconnue aussi pour ses propriétés médicinales bienfaisantes sur l’appareil urinaire. Ses vertus diurétiques aident à traiter les inflammations des voies urinaires, il contribue au drainage et à l’élimination.

En pharmacopée, on peut utiliser les rhizomes arrachés et les faire sécher. Mais cela suppose une certaine technique. A tester au Jardin, pour les motivés et les curieux..

En attendant, voici un petit tour d’horizon des activités au jardin ces derniers jours :

 

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Et pendant que les humains s’agitent….le monde minuscule s’active…

 

 

 

 

 

 

L’achillée millefeuille, l’herbe au soldat

coccinnelleSavez-vous que Vénus conseilla à Achille cette plante pour faire cicatriser sa plaie au talon ? Vous l’aurez compris, c’est un hémostatique puissant.

Savez-vous que l’on remplace parfois le houblon par de l’achillée pour le brassage de la bière dans le nord de l’Europe ?

Savez-vous qu’une décoction d’achillée permet d’activer la décomposition du compost en biodynamie ? Elle repousse également les insectes nuisibles aux cultures.

Ses propriétés sont nombreuses : cicatrisant, hémostatique, astringent,  antispasmodique, anti-inflammatoire, et j’en passe !
De ce fait, comme toutes les plantes riches en propriétés, il faut bien la connaître pour bien l’utiliser !

Pour les bobos des petits (et des grands), une compresse de vinaigre sera idéale. Il servira aussi en bain de bouche pour les gencives irritées ou même pourra fortifier votre cuir chevelu grâce à un massage de quelques minutes.

Vous avez les paupières gonflées ? une décoction fera l’affaire sur une compresse.

Les jambes lourdes ? le foie encrassé ? Une infusion de sommités fleuries…achilée

ATTENTION : Pas d’utilisation si vous suivez un traitement fluidifiant sanguin, ni pendant les règles, ni si vous êtes enceintes. Pour les enfants de moins de 12 ans, utilisez seulement en externe.

Sa teinture mère peut être très intéressante en cas de règles douloureuses, prise en prévention, mais aussi pour les suites de traumatismes musculaires.

Prenez l’avis des spécialistes bien sûr !

Petite recette : le vinaigre à l’achillée : placez dans un bocal une poignée de sommités fleuries d’achillées fraîches en morceaux et ajoutez un litre de vinaigre de cidre bio. filtrez après 15 jours.

pour aller plus loin : 250 remèdes naturels à faire soi-même,

Passeport-santé ;
Un jardin bio ;

Retrouvez la Fiche de la flore de Bonnier

 

Gentil coquelicot

CoquelicotREn bandes ou isolé, on ne peut manquer le coquelicot lorsqu’il est en fleur. De la même famille que les pavots, son latex n’a pas ses propriétés et ne permet pas de fabriquer de l’opium… Sa prolifération dans les champs de blé de l’agriculture expansive est une des conséquences du travail du sol et de la rupture des réseaux qui ont avaient mis tant d’année à se construire afin de limiter naturellement la barrière créée par les racines des blés de l’époque… Mais depuis, les hommes s’en sont mêlés, inventant toute sorte de procédés qui n’ont fait que permettre à cette plante à une époque menacée de disparition de prospérer.

Et nous en profitons ! pas seulement pour le plaisir des yeux, mais aussi parce le coquelicot est une très bonne plante sur le plan gustatif mais aussi médicinal. J’ai donc ouvert mes livres et grimoires afin de partager avec vous quelques secrets de « druidesse ».

Coquelicot-fleursCertain d’entre vous ont peut-être apprécié les feuilles de coquelicots dans les salades et autres rouleaux de printemps lors de la première phase de croissance végétative. On les appelle aussi à ce moment « roquette blanche » qui, en dehors de la ressemblance morphologique n’a pas d’autre point commun, ces feuilles sont très douces. Du coup, comme beaucoup de feuilles comestibles, on peut les cuisiner aussi à chaud et les inclure dans des galettes végétales, car comme toutes les feuilles vertes, elles sont riches en protéines.

Coquelicot-fleurCertains d’entre vous connaissent peut-être les coquelicots de Nemours dont on fait de très nombreuses spécialités : vinaigre, confit, liqueur, glaces, bonbons, etc.

Lorsque les fleurs sont épanouies, on peut s’en régaler : à croquer directement au jardin, à mettre les pétales sur les salades, à déguster les petits ovaires crus au goût de noisette.

Les propriétés médicinales et leurs utilisations sont nombreuses : antispasmodique et antitussif, adoucissant, calmant et sédatif sont les plus connues. On peut confectionner avec les fleurs de coquelicot un sirop contre la toux pour petits et grands.
coquelicot-de-nemoursCertains parfumeurs en ont fait leur fleur fétiche, à vous de nous dire lequel dans les commentaires !

Une recette très simple pour faire un sirop qui calme la toux et favorise l’expectoration tout en supprimant les spasmes ; indiqué pour les rhumes avec toux, bronchites, asthme, coqueluche, insomnie, fièvre éruptive, trouble du sommeil et angines. 1 à 3 CC pour les enfants à partir de 3 ans et 3 CS pour les adultes. (source : 250 remèdes à faire à soi-même). Faire infuser une grosse poignée de pétales dans un litres pendant une demi-journée (verser l’eau à 85° sur les pétales et couvrir). Filtrer et ajouter la même quantité de sucre roux ou de miel. Faire bouillir doucement jusqu’à ce que la consistance soit sirupeuse. On peut ajouter un peu de jus de citron ou quelques graines d’anis vert selon les goûts.
Embouteiller à chaud dans des bouteilles stérilisées.

Pour finir, La fiche détaillée de la flore de Bonnier

Plein de bises à nos lecteurs. DS

 

 

Zoom sur les fleurs et les couleurs

Pour faire suite à l’excellent article de Denise sur la Sauge des prés (belle bleue dont on fait des bouquets..), poursuivons le tour des belles fleuries du jardin.

Le moi de Mai pointe le bout de son nez, et alors que l’on croise des  vendeurs de muguet au coin des rues, (une herbacée aux clochettes odorantes mais toxique, voire mortelle, si on la consomme), au Jardin d’Yvonne on aime toutes les fleurs, surtout  les comestibles.

Tour d’horizon des élégantes :

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Et pour les gourmands , les fèves sont là (mais patience, encore un peu de temps avant de les cueillir), les blettes foisonnent et le persil prend ses aises :

Merci à Marie-Noëlle qui nous a offert deux litres de jus de ver, de son lombricomposteur. Le jus de ver se dilue à 10% avec de l’eau et du savon noir, il sert d’engrais pour les plantes. A utiliser dans la saison, il ne se conservera pas plusieurs années.

 

Et pour finir, un peu de lecture, le dernier numéro de Viva Villeurbanne (mai 2017), sur les jardins de Villeurbanne parle de nous : Anne a été interviewée, et un article a reproduit fidèlement ses propos…

 

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Photo à la une : les petites pêches sont formées. Atelier arbres fruitiers avec Eugène de l’association Les Croqueurs de pomme très bientôt… Suivez l’info !

Très bon 1er mai à tous !

La sauge des prés

saugedespresJe vous l’avais promis (à celles et ceux qui étaient là dimanche 23 avril), de vous parler de la sauge des prés. J’ai fait faire des bouquets à certains d’entre vous afin de les faire sécher pour une utilisation ultérieure.

Elle est actuellement en pleine floraison.

Du point de vue médicinal, Les feuilles ont les mêmes propriétés que les autres sauges. On l’utilise en infusion (sommités fleuries et feuilles).
Ses propriétés les plus connues comme vous pourrez vous-même le lire dans les ressources jointes :

Fleurs et les feuilles de Sauge des prés sont comestibles (Léo peut donc en consommer…raisonnablement).
Les feuilles et sommités fleuries s’utilisent en infusion, elle stimule les sécrétions hormonales et facilite la digestion des graisses, elles ont des propriétés digestive, apéritive, tonique.

Les feuilles contiennent des substances stomachiques, toniques, amères, antispasmodiques et anti-sudorifiques, elle est préconisée contre les angines et les maux de gorge. Le vin de sauge fortifie et favorise la circulation sanguine. Elle est déconseillée aux femmes enceintes. A récolter avec des outils en bois. Plante mellifère.

Quelques ressources :

Profitez donc du moment pour faire des récoltes : un bouquet la tête en bas, laisser sécher dans un endroit aéré. Nous ferons un atelier ultérieurement pour faire des petits paquets à distribuer aux membres du jardin qui le souhaitent.

Bonne cueillette et à bientôt

DS

les abeilles solitaires de l’Hôtel à insectes

Cette semaine, conférence gesticulatoire dans l’hôtel à insectes….Mais que font donc les abeilles solitaires en ce mois de mars ? Pourquoi tant d’activités? Comme on peut le voir sur cette vidéo faite au jardin… Abeilles solitaires

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Quelques explications s’imposent  :

LES ABEILLES SOLITAIRES

Comme leur nom l’indique, contrairement aux abeilles domestiques qui vivent en colonie dans les ruches, elles sont solitaires et  ne fabriquent pas de miel.  Elles sont inoffensives, pour beaucoup elles n’ont pas de dard.

La femelle vit 2 à 10 semaines, le mâle a une  durée de vie  beaucoup plus courte.
Elle apparaissent au début du printemps, plus tard en saison ce sont les abeilles domestiques qui prennent le relais.

 LA NIDIFICATION

Hôtel à insectes. Les abeilles solitaires

 L’abeille choisie une cavité, qu’elle va nettoyer. Elle va faire plusieurs voyages pour emmagasiner des provisions (pollen et nectar), ensuite elle  pond un œuf.  D’autres voyages seront nécessaires pour apporter de la  terre  qu’elle mélangera  avec de la salive pour cloisonner la loge.
Elle renouvellera  cette opération jusque l’obturation complète de toute la cavité de la tige.
La femelle peut choisir le sexe de sa progéniture.  Les œufs pondus dans le fond de la cavité sont fécondés, ce sera des femelles. Près de la sortie, les œufs non fécondés donneront des mâles.
Pourquoi près de la sortie? Parce que ces derniers quittent leur cellule à une température de 5/6°. Ils creusent la paroi extérieure pour se libérer les uns après les autres. Les femelles sortent une quinzaine de jours après, lorsque la température se réchauffe.

DE L’ŒUF a L’IMAGO
L’œuf éclos en une dizaine de jours pour donner naissance à une larve.
En quelques semaines la larve épuise la nourriture et tisse un cocon dans la cellule.
La mutation en nymphe s’effectue vers le mois d’août.
La formation complète de l’abeille ( l’imago) est terminée avant l’hiver.
L’abeille restera dans son cocon protecteur jusqu’aux environs du mois de mars.

(informations recueillies sur le blog d’un passionné « au fil de l’Aisne »)

Venez donc les observer au Jardin, elles sont très actives en ce moment !