Gentil coquelicot

CoquelicotREn bandes ou isolé, on ne peut manquer le coquelicot lorsqu’il est en fleur. De la même famille que les pavots, son latex n’a pas ses propriétés et ne permet pas de fabriquer de l’opium… Sa prolifération dans les champs de blé de l’agriculture expansive est une des conséquences du travail du sol et de la rupture des réseaux qui ont avaient mis tant d’année à se construire afin de limiter naturellement la barrière créée par les racines des blés de l’époque… Mais depuis, les hommes s’en sont mêlés, inventant toute sorte de procédés qui n’ont fait que permettre à cette plante à une époque menacée de disparition de prospérer.

Et nous en profitons ! pas seulement pour le plaisir des yeux, mais aussi parce le coquelicot est une très bonne plante sur le plan gustatif mais aussi médicinal. J’ai donc ouvert mes livres et grimoires afin de partager avec vous quelques secrets de « druidesse ».

Coquelicot-fleursCertain d’entre vous ont peut-être apprécié les feuilles de coquelicots dans les salades et autres rouleaux de printemps lors de la première phase de croissance végétative. On les appelle aussi à ce moment « roquette blanche » qui, en dehors de la ressemblance morphologique n’a pas d’autre point commun, ces feuilles sont très douces. Du coup, comme beaucoup de feuilles comestibles, on peut les cuisiner aussi à chaud et les inclure dans des galettes végétales, car comme toutes les feuilles vertes, elles sont riches en protéines.

Coquelicot-fleurCertains d’entre vous connaissent peut-être les coquelicots de Nemours dont on fait de très nombreuses spécialités : vinaigre, confit, liqueur, glaces, bonbons, etc.

Lorsque les fleurs sont épanouies, on peut s’en régaler : à croquer directement au jardin, à mettre les pétales sur les salades, à déguster les petits ovaires crus au goût de noisette.

Les propriétés médicinales et leurs utilisations sont nombreuses : antispasmodique et antitussif, adoucissant, calmant et sédatif sont les plus connues. On peut confectionner avec les fleurs de coquelicot un sirop contre la toux pour petits et grands.
coquelicot-de-nemoursCertains parfumeurs en ont fait leur fleur fétiche, à vous de nous dire lequel dans les commentaires !

Une recette très simple pour faire un sirop qui calme la toux et favorise l’expectoration tout en supprimant les spasmes ; indiqué pour les rhumes avec toux, bronchites, asthme, coqueluche, insomnie, fièvre éruptive, trouble du sommeil et angines. 1 à 3 CC pour les enfants à partir de 3 ans et 3 CS pour les adultes. (source : 250 remèdes à faire à soi-même). Faire infuser une grosse poignée de pétales dans un litres pendant une demi-journée (verser l’eau à 85° sur les pétales et couvrir). Filtrer et ajouter la même quantité de sucre roux ou de miel. Faire bouillir doucement jusqu’à ce que la consistance soit sirupeuse. On peut ajouter un peu de jus de citron ou quelques graines d’anis vert selon les goûts.
Embouteiller à chaud dans des bouteilles stérilisées.

Pour finir, La fiche détaillée de la flore de Bonnier

Plein de bises à nos lecteurs. DS

 

 

De nouvelles créatures au jardin d’Yvonne

Ce dimanche 9 avril, Loren était là pour insuffler la créativité à travers la réalisation d’épouvantails. Des matériaux avaient été collectés : des bois flottés, des bouts de vélo et autres petits accessoires récupérés de ci de là.

Dans le même temps, on s’occupait du jardin, on préparait des rouleaux de printemps aux herbes du jardin, des visiteurs venaient à notre rencontre, le soleil et la bonne humeur étaient au rendez-vous

Reportage en images…

Chacun en action. Le travail se fait en coopération, les uns relaient les autres, on s’aide.

Au final, on découvre de nouvelles créatures. On les salue, on se salue.

Et pendant ce temps au jardin on s’occupait de la cloque du pêcher

Leo-isabelle_lacloqueetlepecher
Izabelle et Chama retirent les feuilles et jeunes fruits attaqués par la cloque. Léo se mesure au pêcher sous la regard de son papa et aide Iza dans sa tâche. Puis il pulvérise le pêcher avec un purin végétal avec l’aide d’un ou deux jardinier…
Panorama
Amélie se protège du soleil, Anne accueille des visiteurs, Barbara fait une démo de mosaïque, Benedetta fait son reportage, Loren et Denise contemplent le spectacle et d’autres désherbent.

Et bien sûr, rien ne saurait complet sans un moment partagé autour d’un repas fait en partie avec des produits du jardin. Ici, fabrication de rouleaux de printemps

… à suivre…

Lacto-fermentation – atelier du 22/01/17

Atelier lacto-fermentation du dimanche 22 janvier 2017

Il faudra demander à Brice, Lucile, Helios, Izabelle de vous transmettre les petits trucs ; nous pourrons très bien organiser un nouvel atelier une autre fois avec les légumes du jardin.

Le choix proposé était de travailler divers légumes pour réaliser des préparations variées.

La maison Gontel que nous avons le plaisir de retrouver chaque samedi matin au marché Gratte-ciel était notre généreux fournisseur. La commande avait été passée pour 8 à 10 participants, au final nous étions un peu moins et la commande un peu plus fournie… donc au final, nous avons pu faire des conserves pour ainsi dire. Mais à plusieurs, c’est sympa…

Les légumes du moment, carottes, chou rouge et blanc, betterave rouge et marbrée, radis noir, daïkon, japonais et toupie, navets ronds, rutabagas, ont fourni notre matière première. Mais en fait on peut à peu près tout utiliser… Il faut simplement profiter des bons arrivages pour faire ses conserves.

Après concertation, nous décidons de varier un peu les préparations : pickles, bâtonnets, façon légumes râpés ou hachés.

1ère étape, épluchage, lavage, brossage selon les légumes.

2e étape, au fur et à mesure de leur préparation, les légumes sont salés et assaisonnés selon leurs types. Un invariant : le sel qui doit toujours représenter une certaine proportion par rapport au volume de légumes. L’intérêt de les saler dans le cours de la préparation, c’est que l’eau des légumes va déjà pouvoir s’exprimer ; du coup pas besoin de tasser trop fort pour libérer l’eau.
NB : il faut compter environ 30g par litre d’eau, si on sale dans un saladier, une cuillère à soupe par petit saladier sera suffisante (8 à 9 g de sel gros sel de Guérande). Voir à ce sujet les questions fréquentes du site nicrunicuit.

3e étape, composer les mélanges et assortiments, ajouter des aromates comme poireau par exemple.

Nous avons choisi carottes-rutabagas, betteraves-radis noir et daïkon, betterave marbrée, radis japonais et navet rond, betterave-carottes, chou rouge et blanc.

4e étape, remplir les pots. Tasser raisonnablement et compléter avec de l’eau lorsque c’est nécessaire.

5e étape, étiqueter les pots. C’est important car le contenu va évoluer et il faut pouvoir identifier le contenu et aussi le dater.

6e étape : chacun chez soi, dans une pièce à 20° environ, les pots pas trop fermés, sur un plateau (ça va déborder…)
Surveiller le comportement des légumes dans les pots, tasser un peu lorsque la pression de la fermentation a fait remonter les légumes, compléter avec de l’eau si nécessaire.

 

Attention, nous avons remarqué que des éléments légers comme les brins de romarin avaient pu favoriser de mauvaises moisissures, aussi, surveillez lorsque vous mettez du persil par exemple. (on peut essayer de mettre un peu d’huile qui flottera et recouvrira le tout…)

7e étape, après une semaine, mettre les pots au frais après les avoir fermés : chambre

alf-resultat
Chacun repartira avec son petit assortiment.

froide, cave, balcon ou terrasse en hiver, ou réfrigérateur. Il est nécessaire de réduire voire stopper la fermentation.
Vérifier de temps en temps vos pots.
Bien qu’ils peuvent se conserver plusieurs mois, vous pouvez les consommer dès la 2e ou 3e semaine de cave.
Relisez l’article du 1er atelier qui vous donne des références.

 

N’hésitez pas à poser vos questions.

Denise

merci à Brice pour les photos ainsi qu’à Iza.

Conserver les légumes grâce à la lacto-fermentation.

Rien de plus facile a priori. C’est sans doute pourquoi c’est une méthode très ancienne. De plus, c’est une manière très saine qui permet de conserver toutes les vitamines, voire même d’en ajouter.

La technique est très simple, il faut :

Des ingrédients :

– Des légumes,
– Un peu de sel gris (15 grammes par litre),
– De l’eau non chlorée de préférence (sinon la décanter),
– Des aromates divers et variés (graines de coriandre, de moutarde, de nigelle, de  cumin, de genévrier, de poivre, clous de girofle, baies roses, poivre de Séchouan… ; feuilles de thym, de laurier, de coriandre, de persil, de romarin, de ciboulette…)

Du matériel :

– Des bocaux ou un bocal (à vis ou à caoutchouc ; une bonne manière de réutiliser les bocaux vides du commerce),
– Une planche à découper,
– Un bon couteau,
– Des accessoires pour râper ou autre découpe

Dimanche au jardin, nous avons fait avec du chou car il y a plein de choux en ce moment (tranquillisez-vous si vous n’avez pu venir, il en reste !). A la maison j’ai fait mon propre atelier avec des choux (rouge, chinois, de Shanghai, frisé, du céleri boule et branche, des carottes blanches, scarole, trévise.)

Quelques règles :

  • Débiter les légumes en morceaux, en lanières, en julienne, en cubes…
  • Bien tasser les légumes en les mettant dans les bocaux de préférence rincés  à l’eau bouillante au préalable.
  • Ajouter au fur et à mesure des aromates (on peut aussi faire sans), du sel et de l’eau (si besoin).
  • Le jus ou l’eau doivent recouvrir les légumes,
  • Laisser 2 cm de vide entre le dessus des légumes et le couvercle.
  • Lorsque le bocal est rempli, le fermer et le laisser à température ambiante pendant une semaine (minimum 20°C).
  • Au bout de ce temps, vérifier que tout à fonctionner, si oui, placer dans un endroit plus frais (cave par exemple) pendant 3 à 4 semaines minimum selon la taille des légumes. Sinon, chercher on ou ses erreurs…
  • Ensuite, conservation « sans limite ».

Que faire si :

  • Il y a trop de sel… : diluer, c’est-à-dire, mélanger avec d’autres légumes. Soit selon le même principe, soit en fait des couches variées.
  • Ça déborde… Prévoir dès le départ un récipient dessous. Vérifier s’il y a toujours assez de liquide.
  • Ça ne marche pas… Peut-être que la température n’est pas suffisante : soit on monte le chauffage, soit on rapproche les bocaux  d’une source de chaleur (attention, éviter de dépasser 30°C). Une astuce, vous posez sur votre frigo au-dessus des grilles qui produisent de la chaleur…

Quelques photos  (Célia et Denise) :

Voici quelques bocaux fait à la maison :

Quelques liens sympas :

nicrunicuit
chouette la vie
cuisine saine
passerelleco
cfaitmaison

Merci de partager vos recettes de fabrication et de cuisine, essais et expériences réussies ou ratées et prévoyons une dégustation.

Denise.

Si vous voyez des petites bulles comme ceci, c’est bon signe…Bulle_lacto-fermentation

Dimanche 22 Novembre à 16h – Atelier cuisine : les soupes

Déjà plusieurs ateliers thématiques autour de l’actualité du jardin ont permis de découvrir des manières de transformer certains produits et de les consommer…
Cette fois, je vous propose un atelier autour des soupes.

Qu’est-ce qu’on peut encore utiliser dans ce jardin qui se prépare pour l’hiver ?

Soupe aux herbes sauvages et du jardin (orties, persil, courgettes...)
Soupe aux herbes sauvages et du jardin (orties, persil, courgettes…)

Évidemment, des feuilles de choux, il y en a. Mais quoi d’autre ? Y aura-t-il encore des orties ? de la consoude ? des courgettes ? Y aura-t-il déjà des rutabagas ?

De quelle couleur voulons-nous faire notre soupe ? Verte ? Rouge ? Orange ? Bleue ? …. Dans ces cas, que mettre dedans ? Je vous propose d’échanger et de se raconter nos recettes.

Selon les ressources, le nombre de personnes qui s’annoncent, le temps, nous confectionnerons une soupe au jardin ou chez une jardinière voisine pour la déguster ensuite.

Une date : le dimanche 22 novembre à l’heure habituelle de la permanence d’hiver, c’est-à-dire dès 16h. Nous pourrons ainsi proposer aux jardiniers présents de partager notre préparation…

A très bientôt