Diversité et qualité : les récoltes d’Yvonne

Une image valant parfois mieux qu’un long discours, voici un florilège des récoltes d’Yvonne photographiées au gré des permanences de cette dernière saison…Couleur, gout et saveur…Tout a été consommé, dégusté, accommodé, transformé et cuisiné !

Qualité et diversité symbolisent les productions de Tata Yvonne….

Le chou, dans tous ses états…

Brassica oléracéa !

Derriere cette exclamation aux accents latinos, on trouve le nom scientifique du chou commun, plante comestible cultivée depuis la plus haute antiquité.

Les choux règnent au Jardin depuis quelques mois, et les Jardiniers ou visiteurs  ont pu, occasionnellement ou régulièrement, récolter des feuilles à cuisiner.

Choux en feuille, ou chou pommé, vert clair ou tirant sur le rouge, à grande feuille ou petite frisé, ils sont tous comestibles et rustiques.

 

On trouve donc au jardin des choux communs à grande feuilles, des choux de Bruxelles, des choux kale. Seuls manquent à l’appel les brocolis : nous tenterons donc d’en faire pousser cette année !

Les choux portugais poussent sur des hautes tiges dont on enlève les feuilles au fur et à mesure par le bas, et les pieds peuvent atteindre deux mètres de haut !

Attention au Jardin : le chou aime l’azote, il épuise les sols et il faut enrichir le sol d’une parcelle qui a accueilli des choux l’année précédente. Cela tombe bien,  puisque la rotation des cultures est de mise au Jardin.

En permaculture, ne pas associer le chou avec les fraises, les tomates ou les oignons !

L’association avec l’aneth est gagnante, le cliché suivant témoigne d’une rare complicité  :

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Pour finir, signalons que les Jardiniers ont cuisiné le chou de toute les manières ces derniers mois : en quiche, en tarte, en salade, en roulade, en soupe, en assaisonnement ou en plat principal !

On a même eu un battle de Chou lors de la dernière réunion mensuelle ; alors, n’hésitez pas, envoyez vos recettes de choux, nous les publierons sur le blog !

 

 

Le pounti auvergnat revisité par Annie

Vous avez aimé le fondant au potimarron et pépites de chocolat de Annie ? Vous allez adorer son Pounti !

Plat auvergnat, le Pounti est un cake salé, composé d’une farce de légumes et parfois de viande, et surtout fourré de pruneaux qui en font sa caractéristique.

Annie s’est inspiré d’une recette de Anne Brunner (livre « Ortie et Pissenlit ») et a fait gouter ce plat à quelques privilégiés en le préparant avec des ingrédients du jardin.

 

Vous les avez reconnues ? Blettes, bourrache et orties…

Voici la recette :

Ingrédients :

1 oignon

100 gr de feuilles de blettes

50 gr de feuilles d’orties

100 gr de farine de riz

2 oeufs

sel, muscade

250 ml de lait de soja

6 pruneaux

une poignée de feuilles et tiges de bourrache fraiche

Hacher l’oignon et les feuilles.
Mélanger la farine, les œufs, du sel, de la noix de muscade.
Ajouter le lait végétal et homogénéiser.
Mélanger la pâte avec le hachis de feuilles
Versez le mélange dans un moule à cake huilé.
Dénoyauter les pruneaux.
Les cacher dans la pâte
Enfourner pour 40 mn à 180°
Démouler et laisser refroidir.
Servir

Miam ! Peut-être même qu’il y en aura au prochain apéro-jardin du 8 décembre !

 

 

 

 

 

 

 

Macérat huileux de consoude

Il y a bientôt un an, nous avions fabriqué un onguent à la consoude, lors d’un atelier animé par Denise. Préalablement, des macérats huileux avait été préparé pour la fabrication.

La consoude est une plante très utile au jardin. Elle sert d’engrais vert et a des vertus médicinales. On ne peut pas la consommer, mais on peut fabriquer des remèdes.

 

Vous la repèrerez très facilement grâce à son beau feuillage sombre et ample

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La macérat huileux va servir de base pour la fabrication de la pommade.

Dimanche 12 novembre, des pieds de consoude ont été déterrés. Les feuilles ont été mise à macérer dans un seau d’eau pour faire du purin.

Arnaud, Selim, Marie-Camille, Isabelle, Julie et Carole ont pris des racines pour faire des macérats qui serviront lors d’un futur atelier.

Le macérât de consoude

Il faut faire sécher des feuilles ou les racines de consoude pendant un ou deux jours, non lavées.

Découper les feuilles en petit morceaux, et faites de même avec les racines que vous découpez en rondelles.

Mettre les feuilles ou les racines dans un bocal propre et sec, et recouvrir d’huile. Concernant les feuilles, veillez à ce qu’elles soient toujours immergées.

L’huile : idéalement bio, elle peut être d’olive, tournesol, sésame, macadamia, pépin de raisin , etc….

A ce stade de la préparation, certaines personnes font chauffer cette mixture pour utiliser l’huile en elle-même.

En ce qui nous concerne, nous avons choisi de faire macérer pendant quelques semaines, pour ensuite fabriquer un onguent lors d’un futur atelier.

En image, quelques photos des macérats de l’année précédente :

 

 

 

Laisser macérer quelques semaines, surveiller de temps en temps, observer et n’hésitez pas à demander conseils en cas de doute.

Atelier onguent à la consoude 2016

A suivre !

Denise

Le fondant au potimarron, pépites de chocolat et graines de courge de Annie

Pour les chanceux qui ont pu participer à l’Apéro Jardin d’Yvonne du mardi 10 octobre, vous avez pu goûter le fondant au potimarron et pépites de chocolat d’Annie.

Vous avez été plusieurs à demander la recette.

La voici donc,  divulguée par Annie elle-même  :

Pour 6 à 8 personnes

280 g de chair de potimarron (j’ai utilisé de la butternut)
4 gros œufs
120 g de sucre
120 g de farine
80 g de beurre fondu
100 g de pépites de chocolat noir
50 g de graines de courge

Faire cuire la chair de potimarron à la vapeur, la mixer
Dans un saladier, fouetter les œufs avec le sucre
Ajouter la farine, le beurre et la purée de potimarron
Ajouter les pépites de chocolat et les graines de courge
verser la préparation dans un moule recouvert de papier sulfurisé
Faire cuire 25 min dans le four préchauffé à 180° c

fondant_au_potimarron_et_pepites_de_chocolat

Miam !

 

 

 

Des ipomées et des « courges »

Ce sera le résumé de ce beau dimanche d’octobre (le 1er, c’est le mois des 5 dimanches…).
Bien sûr il y avait aussi l’atelier « prendre soin des arbres fruitiers », mais nous publierons un peu plus tard un billet spécialement sur ce thème.

Donc, grand plaisir des yeux ! les ipomées… Il y en a de toutes les couleurs, elles se cachent avec d’autres, elles rampent, elles courent. Régalez-vous de ce spectacle.

Certains les appellent Volubilis, mais on utilise plutôt ce terme aux variétés vivaces, tandis que l’ipomée est annuelle. Mais attention, c’est la même famille que le liseron… Donc prenez garde à n’en point trop mettre dans les cultures !

Tout le monde les guettait… les cucurbitacées ; grande question, quand les récolter ? Ah là là, LA question…

En fait ça dépend de la variété : par exemple, le pâtisson est plutôt apparenté à une variété estivale, du coup, plus proche de la courgette. Il vaut mieux la cueillir avant que la peau soit durcie. On peut même la déguster crue en carpaccio… avec une sauce sympathique aux herbes par exemple, on peut le farcir, en faire des purées.

De même pour les autres. Observons la récolte : buttercup à peau verte et aussi à peau claire, potiron à peau verte et chair orange. Nous n’avons pas récolté les potimarrons (peau rouge orangée) pour faire durer la saison et que des personnes absentes ce dimanche au jardin puissent en bénéficier un de ces prochain dimanches. Mais je me suis laissée dire que d’aucun prévoyaient des recettes pour le 10 octobre…

Pour les potirons et potimarrons, il vaut mieux attendre que le pédoncule soit un peu couleur paille avant de les récolter.

N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences et à partager vos recettes de cuisine maison.

Vous trouverez plein de recettes dans les livres de cuisine, les magasines spécialisés et bien sûr le net… mais n’hésitez pas à tester et inventer. Allez, je vous en livre une très simple que l’on peut faire avec une butternut (doux beurre), un potiron, un potimarron ou un bleu de Hongrie. Vous le coupez en dés de 2 cm, vous placez dans un plat à four, vous saupoudrez de cumin et de thym, un peu d’huile d’olive… et hop ! au four pendant 35 à 40 minutes, température 190 – 200 (four préchauffé). Un peu régal ! si simple…

Pour finir, vous connaissez ce magnifique chou fourrager dont on récolte les feuilles au fur et à mesure et qui se consomme de différentes manières (pensez à le blanchir avant de le faire cuire)

A très bientôt de vous voir ou de vous lire, Denise

Gentil coquelicot

CoquelicotREn bandes ou isolé, on ne peut manquer le coquelicot lorsqu’il est en fleur. De la même famille que les pavots, son latex n’a pas ses propriétés et ne permet pas de fabriquer de l’opium… Sa prolifération dans les champs de blé de l’agriculture expansive est une des conséquences du travail du sol et de la rupture des réseaux qui ont avaient mis tant d’année à se construire afin de limiter naturellement la barrière créée par les racines des blés de l’époque… Mais depuis, les hommes s’en sont mêlés, inventant toute sorte de procédés qui n’ont fait que permettre à cette plante à une époque menacée de disparition de prospérer.

Et nous en profitons ! pas seulement pour le plaisir des yeux, mais aussi parce le coquelicot est une très bonne plante sur le plan gustatif mais aussi médicinal. J’ai donc ouvert mes livres et grimoires afin de partager avec vous quelques secrets de « druidesse ».

Coquelicot-fleursCertain d’entre vous ont peut-être apprécié les feuilles de coquelicots dans les salades et autres rouleaux de printemps lors de la première phase de croissance végétative. On les appelle aussi à ce moment « roquette blanche » qui, en dehors de la ressemblance morphologique n’a pas d’autre point commun, ces feuilles sont très douces. Du coup, comme beaucoup de feuilles comestibles, on peut les cuisiner aussi à chaud et les inclure dans des galettes végétales, car comme toutes les feuilles vertes, elles sont riches en protéines.

Coquelicot-fleurCertains d’entre vous connaissent peut-être les coquelicots de Nemours dont on fait de très nombreuses spécialités : vinaigre, confit, liqueur, glaces, bonbons, etc.

Lorsque les fleurs sont épanouies, on peut s’en régaler : à croquer directement au jardin, à mettre les pétales sur les salades, à déguster les petits ovaires crus au goût de noisette.

Les propriétés médicinales et leurs utilisations sont nombreuses : antispasmodique et antitussif, adoucissant, calmant et sédatif sont les plus connues. On peut confectionner avec les fleurs de coquelicot un sirop contre la toux pour petits et grands.
coquelicot-de-nemoursCertains parfumeurs en ont fait leur fleur fétiche, à vous de nous dire lequel dans les commentaires !

Une recette très simple pour faire un sirop qui calme la toux et favorise l’expectoration tout en supprimant les spasmes ; indiqué pour les rhumes avec toux, bronchites, asthme, coqueluche, insomnie, fièvre éruptive, trouble du sommeil et angines. 1 à 3 CC pour les enfants à partir de 3 ans et 3 CS pour les adultes. (source : 250 remèdes à faire à soi-même). Faire infuser une grosse poignée de pétales dans un litres pendant une demi-journée (verser l’eau à 85° sur les pétales et couvrir). Filtrer et ajouter la même quantité de sucre roux ou de miel. Faire bouillir doucement jusqu’à ce que la consistance soit sirupeuse. On peut ajouter un peu de jus de citron ou quelques graines d’anis vert selon les goûts.
Embouteiller à chaud dans des bouteilles stérilisées.

Pour finir, La fiche détaillée de la flore de Bonnier

Plein de bises à nos lecteurs. DS