Une chasse aux œufs, des fleurs et un althéas

En attendant les prochains ateliers semis et repiquage des dimanche 22 et 29 avril, les jardiniers s’activent au jardin.

Dimanche dernier, des œufs de Pâques étaient cachés dans tout le jardin , et des petits (et des plus grands) ont soulevés plantes et feuilles pour découvrir les petits chocolats.

Sur le terrain, il y a fort à faire.

La végétation envahi les buttes et les allées, et si nous prenons soins à ne pas arracher sans discernement, il faut tout de même dégager les allées et faire de la place sur les buttes.

Première victime de ce ménage de printemps , un althéas qui occupait illégalement une butte et que Marlon a évacué au terme d’une lutte sans merci (Brice en rêvait, Marlon l’a fait).

Pendant ce temps, Julie donne de sa personne et installe un panneau pour rappeler les règles de savoir vivre quant aux déchets déposés dans le compost : on ne met pas de gros morceaux, ni de pain, ni trop d’agrumes, ni de sacs imprimés dans le compost !  (On ne met pas Julie dans le compost non plus !). Un petit tour chez nos amis du composteur des Gratte-Ciel qui ont eu la bonne initiative de mettre leur compost en pot et de le distribuer aux passants (bravo à eux !)

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A part ça, on continue plan-plan nos semis, on entretiens les allées, on classe, on trie, on range les graines….. On se prépare pour les prochains ateliers. De jolies fleurs sont déjà présentes sur le jardin !

 

On a récolté des choux de Bruxelles, des brocolis, de l’oseille épinard, de la menthe, des pleurotes et des shiitakés………..Miam ! Tout cela sous un joli soleil de début de printemps !

A très bientôt au Jardin, on vous attend nombreux pour les prochains ateliers !

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Un calendrier à suivre ?

Bonjour ou bonsoir à toutes et tous et meilleurs vœux pour 2018.

Ça fait un moment déjà que je n’ai pas pris la plume pour le jardin, mais me voici ce soir à mon clavier avec une folle envie de partager avec vous mon nouveau calendrier.

Il s’agit d’un calendrier qui a l’ambition de nous aider à jardiner avec la lune. Voici donc quelques précieux conseils. Faut-il semer avant ou après la pleine lune ? que faut-il semer ou planter et quand ? pas mal de réponses…

Par exemple pour janvier :

  • Lune descendante jusqu’au 15 ainsi que les 30 et 31. C’est une période favorable à la récolte  des légumes racines et aux plantations. Les 3, 12, 13 et 14 sont favorables aux légumes feuilles.
  • Au cours de la première quinzaine, il est recommandé de planter l’ail et de faire l’inventaire des graines (si ce n’est déjà fait….).
    On peut récolter les choux, la mâche, les poireaux, les panais, topinambours,…
  • 2e quinzaine, on peut encore récolter les légumes d’hiver si on en a.
  • Faire le point sur ce qui a été cultivé l’an dernier en vue de préparer les rotations.
  • Nettoyer et tailler les framboisiers (c’est peut-être le moment de récolter les feuilles pour les tisanes)

Outre ces précieux conseils en rapport (ou pas) avec la lune, notez que les 4, 17 et 31 janvier, il est recommandé de ne rien faire au jardin ! Où le commander ? Chez son libraire (par exemple Lettres à croquer) ou à la ferme de Sainte Marthe

Beau mois de janvier et belle année !

Denise

La fête des lumières au Jardin

Au jardin, vous le savez, on aime bien être un peu à contre-courant. Un peu tendance  « light my fire  » pour le côté non-conformiste !

Alors, le 8 décembre, on aime bien suivre la tradition et, en même temps,  innover en proposant une convivialité participative.

Les jardiniers-ères ont donc, comme il se doit, allumé des bougies dans tout le jardin pour qu’il soit beau et que les lumières fassent comme une multitude de lucioles dans les herbes des allées…C’était très joli.

Un feu a été allumé pour réchauffer la soupe et le vin chaud.

Il faisait plutôt gla-gla, mais très vite, on a oublié les pieds et les oreilles refroidis  (#j’ai-oublié-de-mettre-mes-moonboots) …

Une battle de vin chaud, avec pas moins de trois breuvage différents, au bon gout d’épices, a précédé la fameuse battle de coing – catégorie pâte de coing et catégorie gelée  !

Difficile de départager les concurrents, tant les préparations étaient délicieuses !

Au bout de quelques verres de vin chaud, les esprits étaient prêts pour la boite à idée semence :

les participants étaient invités à mettre dans la boite à idée les plantes et fleurs qu’ils aimeraient voir au jardin : leur vote sera pris en compte lors de l’établissement du plan de culture. Une réunion aura lieu dimanche 7 janvier pour réfléchir au plan de culture de l’année.

Il y avait également la boite « nom d’une butte ! »  afin de proposer le nouveau nom d’une butte qui est débaptisée. La proposition devait contenir le mot « butte », faire un bon jeu de mot, et si possible être drôle ou poétique   : de nombreux petits papiers ont été déposés dans la boite et les propositions seront reprises et feront l’objet d’un vote par le biais d’un « framavote » auquel tous les adhérents pourront bientôt participer !

Bravo aux participants qui ont fait preuve d’une belle imagination et on contribué à rendre cette soirée du 8 décembre si agréable ….!

 

A très bientôt !

La taille des fruitiers

Vous suivez avec nous l’art de prendre soin des arbres fruitiers et en particulier la taille. Qu’avons-nous appris lors du dernier atelier de ce début d’automne ?

Concernant la taille des arbres à pépins, habituellement, on s’y prend plutôt vers la mi-novembre… Mais comme cette année nos pommiers n’étaient pas en bonne santé, ils n’avaient plus beaucoup de feuilles, donc, il était possible de faire le travail de taille pour préparer l’avenir. En revanche, le cognassier sera taillé vers la Sainte Catherine ; au même moment le cerisier commencera sa migration vers le jardin Chamarel. (RDV à ne pas manquer)…

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Un peu de vocabulaire arboricole

Pour rappel, la taille des fruits à noyaux et en particulier des abricotiers se fait peu après la récolte des fruits, on l’appelle, la taille en vert. (voir liens vers les articles précédents ci-dessous)

Eugène nous a appris à créer des arcures depuis la mise en place de notre jardin, pourquoi ?

L’arcure induit la mise en feuilles et en fruits de l’année suivante. Quand la sève circule, du fait de la photosynthèse, elle a tendance à monter vers le bourgeon le plus haut, si bien qu’il y aura des fruits pour les oiseaux ou qu’il faudra une grande échelle pour la récolte.. c’est pourquoi on arque la branche en dessous d’un angle à 45°. L’arcure permet de pallier la coupe : suite à une coupe l’arbre va vouloir se développer en faisant du bois; au contraire, l’arcure favorise la fructification.

En pratique, pour réaliser les arcures on utilise des poids de 50 à 100 g (cailloux ou canettes vides customisées) attachés savamment et en laisse tomber le poids qui tire la branche vers le bas. On peut aussi attacher une ficelle à une branche plus basse ou à petit piquet/sardine. Les poids mis pour arquer une branche peuvent être enlevés lorsque celle-ci reste arquée même si l’on soulage  du poids.

taille-pommier-5Astuce : pour accrocher les poids sur les branches on peut faire des nœuds « tête d’alouette » et des nœuds de cabestan pour attacher sur le tronc ou sur un autre support

Conseil : afin de ne pas blesser la branche coupée, on place l’enclume du sécateur du côté de la chute et la lame du côté de l’arbre. Il faut donc penser à changer le sécateur de sens selon la coupe.

220px-Pear-flower-budsAstuce : on utilise une scie arboricole pour les branches de diamètre plus important (à partir de 1,5 – 2 cm environ) : on fait une entaille sous l’emplacement de la coupe afin d’éviter les arrachements de fibres ensuite. On scie ensuite à partir du haut en tirant vers soi ( particularité de la denture d’une scie arboricole). Après la coupe, Eugène conseille de mastiquer pour favoriser la cicatrisation.

La coupe se fait sur la coursonne (petites rides de la branche) sinon la cicatrisation aura du mal à se faire et l’arbre sera plus sensible aux maladies. Conseil : il vaut mieux couper un peu avant et rafraîchir jusqu’à la ride pour être sur que le plan de coupe soit bien le long de la coursonne.

Pour finir, on se pose souvent la question : Comment savoir quelles branches couper ? Pour préserver un passage et faciliter l’accès à un autre endroit du jardin, pour éviter que 2 arbres ne se gênent mutuellement, pour favoriser la fructification. Pour éviter les croisements de branches, pour limiter la croissance en hauteur (ou la favoriser…).

NB : on peut récupérer les coupes annuelles pour greffer. Un excellent moyen de conserver et déployer des espèces en risque de disparition…

Afin d’illustrer cet article, j’ai emprunté quelques images aux sites du jardin des merlettes et bien sûr des croqueurs de pommes. A consulter également le site élagage ooreka. Quelques clichés ont été faits au moment de l’atelier.

A relire : Soigner nos arbres fruitiers (été) ; Soigner ses arbres fruitiers (printemps)

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Un mandala pour les choux-rave…

Christophe m’a confié sa maison pour quelques jours… et son jardin ! En faisant le « tour du propriétaire », il me montre différentes jours qu’il aimerait bien que je fasse comme buter les haricots, éclaircir les derniers semis et il me montre un carré de choux-raves qu’il n’a pas eu le cœur d’éclaircir… donc à l’extérieur il y a des choux trop serrés qui vont s’étouffer et dans la serre il y a aussi quelques spécimen qui n’arriveront sans doute pas au stade de la belle boule car c’est une plante qui préfère le frais.. .donc la serre, aie aie aie !

Christophe ne savait pas qu’il avait affaire à une créative qui n’a pas peur de « tailler dans le vif »… Attention, âmes sensibles s’abstenir !

1ère étape : enlever les plantes tout en laissant quelques unes sur place avant de recomposer.

Il va falloir à présent décider du projet… En observant l’univers du propriétaire, une idée germe… je vais transformer le carré en mandala !

Suite au prochain épisode ! avec quoi associer ? comment s’y prendre ? et la permaculture ? …

Denise

Soigner ses arbres fruitiers

Ce dernier dimanche était fort animé au jardin d’Yvonne malgré le temps maussade et la pluie annoncée qui nous a laissés tranquilles..; tout au plus quelques gouttes en fin de journée.

Nous vous l’avions annoncé, il y avait un atelier avec notre ami Eugène de l’association des croqueurs de pommes.

Nous avons pu réviser ou apprendre (selon les cas) à soigner nos fruitiers, en particulier à supprimer quelques fruits en formation afin de permettre aux autres de bien se développer. Exemple sur les petits abricots, vous allez vite comprendre…avec les images ci-dessous : on fait l’état des lieux, on enlève d’abord les fruits qui se trouvent sous la branche car ils ne verront pas le soleil et tarderont à murir, ensuite on garde environ 4 fruits sur le bouquet en essayant de prévoir la place pour que chacun puisse bien se développer;

On fait de même pour le pommier et on en profite pour prévoir les arcatures à mettre en place, les tailles à programmer à partir de la sainte Catherine.

Pour le pêcher, on fait fait tomber les petits fruits qui ne demandent que ça, on élimine ceux qui sont sous les branches et il n’y a plus qu’à sélectionner ce que nous allons garder. Avis aux amateurs, nous passerons à la pratique dimanche prochain lors de la permanence habituelle.

Le public est nombreux et attentif, Eugène prépare le cerisier qui partira au jardin de Chamarel, admire notre petit cognassier qui a déjà de beaux petits fruits, bien distribués… nous avons presque hâte d’être déjà à l’automne ! C’est à ce moment que nous verrons à nouveau notre croqueur de pomme au jardin. Si vous voulez bénéficier des précieux conseil du spécialiste, vous pouvez vous rendre le samedi matin aux atelier qu’il propose au Verger Ecole situé à Vaulx-en-Velin, à l’angle du chemin du Gabugy et de la rue Alfred Beraud.

Pendant ce temps, d’autres prenaient soin du jardin, plantaient cueillaient, accueillaient les « coccinelles de Sans-Soucis » jardiniers amateurs comme nous ainsi que les nouveaux adhérents… La vie sociale liée aux activités de jardinage… Petit aperçu en images

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Vous avez vu des coquelicots, ne manquez pas de lire le dernier article sur la question…

A suivre…

Gentil coquelicot

CoquelicotREn bandes ou isolé, on ne peut manquer le coquelicot lorsqu’il est en fleur. De la même famille que les pavots, son latex n’a pas ses propriétés et ne permet pas de fabriquer de l’opium… Sa prolifération dans les champs de blé de l’agriculture expansive est une des conséquences du travail du sol et de la rupture des réseaux qui ont avaient mis tant d’année à se construire afin de limiter naturellement la barrière créée par les racines des blés de l’époque… Mais depuis, les hommes s’en sont mêlés, inventant toute sorte de procédés qui n’ont fait que permettre à cette plante à une époque menacée de disparition de prospérer.

Et nous en profitons ! pas seulement pour le plaisir des yeux, mais aussi parce le coquelicot est une très bonne plante sur le plan gustatif mais aussi médicinal. J’ai donc ouvert mes livres et grimoires afin de partager avec vous quelques secrets de « druidesse ».

Coquelicot-fleursCertain d’entre vous ont peut-être apprécié les feuilles de coquelicots dans les salades et autres rouleaux de printemps lors de la première phase de croissance végétative. On les appelle aussi à ce moment « roquette blanche » qui, en dehors de la ressemblance morphologique n’a pas d’autre point commun, ces feuilles sont très douces. Du coup, comme beaucoup de feuilles comestibles, on peut les cuisiner aussi à chaud et les inclure dans des galettes végétales, car comme toutes les feuilles vertes, elles sont riches en protéines.

Coquelicot-fleurCertains d’entre vous connaissent peut-être les coquelicots de Nemours dont on fait de très nombreuses spécialités : vinaigre, confit, liqueur, glaces, bonbons, etc.

Lorsque les fleurs sont épanouies, on peut s’en régaler : à croquer directement au jardin, à mettre les pétales sur les salades, à déguster les petits ovaires crus au goût de noisette.

Les propriétés médicinales et leurs utilisations sont nombreuses : antispasmodique et antitussif, adoucissant, calmant et sédatif sont les plus connues. On peut confectionner avec les fleurs de coquelicot un sirop contre la toux pour petits et grands.
coquelicot-de-nemoursCertains parfumeurs en ont fait leur fleur fétiche, à vous de nous dire lequel dans les commentaires !

Une recette très simple pour faire un sirop qui calme la toux et favorise l’expectoration tout en supprimant les spasmes ; indiqué pour les rhumes avec toux, bronchites, asthme, coqueluche, insomnie, fièvre éruptive, trouble du sommeil et angines. 1 à 3 CC pour les enfants à partir de 3 ans et 3 CS pour les adultes. (source : 250 remèdes à faire à soi-même). Faire infuser une grosse poignée de pétales dans un litres pendant une demi-journée (verser l’eau à 85° sur les pétales et couvrir). Filtrer et ajouter la même quantité de sucre roux ou de miel. Faire bouillir doucement jusqu’à ce que la consistance soit sirupeuse. On peut ajouter un peu de jus de citron ou quelques graines d’anis vert selon les goûts.
Embouteiller à chaud dans des bouteilles stérilisées.

Pour finir, La fiche détaillée de la flore de Bonnier

Plein de bises à nos lecteurs. DS