La fête des lumières au Jardin

Au jardin, vous le savez, on aime bien être un peu à contre-courant. Un peu tendance  « light my fire  » pour le côté non-conformiste !

Alors, le 8 décembre, on aime bien suivre la tradition et, en même temps,  innover en proposant une convivialité participative.

Les jardiniers-ères ont donc, comme il se doit, allumé des bougies dans tout le jardin pour qu’il soit beau et que les lumières fassent comme une multitude de lucioles dans les herbes des allées…C’était très joli.

Un feu a été allumé pour réchauffer la soupe et le vin chaud.

Il faisait plutôt gla-gla, mais très vite, on a oublié les pieds et les oreilles refroidis  (#j’ai-oublié-de-mettre-mes-moonboots) …

Une battle de vin chaud, avec pas moins de trois breuvage différents, au bon gout d’épices, a précédé la fameuse battle de coing – catégorie pâte de coing et catégorie gelée  !

Difficile de départager les concurrents, tant les préparations étaient délicieuses !

Au bout de quelques verres de vin chaud, les esprits étaient prêts pour la boite à idée semence :

les participants étaient invités à mettre dans la boite à idée les plantes et fleurs qu’ils aimeraient voir au jardin : leur vote sera pris en compte lors de l’établissement du plan de culture. Une réunion aura lieu dimanche 7 janvier pour réfléchir au plan de culture de l’année.

Il y avait également la boite « nom d’une butte ! »  afin de proposer le nouveau nom d’une butte qui est débaptisée. La proposition devait contenir le mot « butte », faire un bon jeu de mot, et si possible être drôle ou poétique   : de nombreux petits papiers ont été déposés dans la boite et les propositions seront reprises et feront l’objet d’un vote par le biais d’un « framavote » auquel tous les adhérents pourront bientôt participer !

Bravo aux participants qui ont fait preuve d’une belle imagination et on contribué à rendre cette soirée du 8 décembre si agréable ….!

 

A très bientôt !

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La taille des fruitiers

Vous suivez avec nous l’art de prendre soin des arbres fruitiers et en particulier la taille. Qu’avons-nous appris lors du dernier atelier de ce début d’automne ?

Concernant la taille des arbres à pépins, habituellement, on s’y prend plutôt vers la mi-novembre… Mais comme cette année nos pommiers n’étaient pas en bonne santé, ils n’avaient plus beaucoup de feuilles, donc, il était possible de faire le travail de taille pour préparer l’avenir. En revanche, le cognassier sera taillé vers la Sainte Catherine ; au même moment le cerisier commencera sa migration vers le jardin Chamarel. (RDV à ne pas manquer)…

8-2-Organes-pommiers
Un peu de vocabulaire arboricole

Pour rappel, la taille des fruits à noyaux et en particulier des abricotiers se fait peu après la récolte des fruits, on l’appelle, la taille en vert. (voir liens vers les articles précédents ci-dessous)

Eugène nous a appris à créer des arcures depuis la mise en place de notre jardin, pourquoi ?

L’arcure induit la mise en feuilles et en fruits de l’année suivante. Quand la sève circule, du fait de la photosynthèse, elle a tendance à monter vers le bourgeon le plus haut, si bien qu’il y aura des fruits pour les oiseaux ou qu’il faudra une grande échelle pour la récolte.. c’est pourquoi on arque la branche en dessous d’un angle à 45°. L’arcure permet de pallier la coupe : suite à une coupe l’arbre va vouloir se développer en faisant du bois; au contraire, l’arcure favorise la fructification.

En pratique, pour réaliser les arcures on utilise des poids de 50 à 100 g (cailloux ou canettes vides customisées) attachés savamment et en laisse tomber le poids qui tire la branche vers le bas. On peut aussi attacher une ficelle à une branche plus basse ou à petit piquet/sardine. Les poids mis pour arquer une branche peuvent être enlevés lorsque celle-ci reste arquée même si l’on soulage  du poids.

taille-pommier-5Astuce : pour accrocher les poids sur les branches on peut faire des nœuds « tête d’alouette » et des nœuds de cabestan pour attacher sur le tronc ou sur un autre support

Conseil : afin de ne pas blesser la branche coupée, on place l’enclume du sécateur du côté de la chute et la lame du côté de l’arbre. Il faut donc penser à changer le sécateur de sens selon la coupe.

220px-Pear-flower-budsAstuce : on utilise une scie arboricole pour les branches de diamètre plus important (à partir de 1,5 – 2 cm environ) : on fait une entaille sous l’emplacement de la coupe afin d’éviter les arrachements de fibres ensuite. On scie ensuite à partir du haut en tirant vers soi ( particularité de la denture d’une scie arboricole). Après la coupe, Eugène conseille de mastiquer pour favoriser la cicatrisation.

La coupe se fait sur la coursonne (petites rides de la branche) sinon la cicatrisation aura du mal à se faire et l’arbre sera plus sensible aux maladies. Conseil : il vaut mieux couper un peu avant et rafraîchir jusqu’à la ride pour être sur que le plan de coupe soit bien le long de la coursonne.

Pour finir, on se pose souvent la question : Comment savoir quelles branches couper ? Pour préserver un passage et faciliter l’accès à un autre endroit du jardin, pour éviter que 2 arbres ne se gênent mutuellement, pour favoriser la fructification. Pour éviter les croisements de branches, pour limiter la croissance en hauteur (ou la favoriser…).

NB : on peut récupérer les coupes annuelles pour greffer. Un excellent moyen de conserver et déployer des espèces en risque de disparition…

Afin d’illustrer cet article, j’ai emprunté quelques images aux sites du jardin des merlettes et bien sûr des croqueurs de pommes. A consulter également le site élagage ooreka. Quelques clichés ont été faits au moment de l’atelier.

A relire : Soigner nos arbres fruitiers (été) ; Soigner ses arbres fruitiers (printemps)

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Un mandala pour les choux-rave…

Christophe m’a confié sa maison pour quelques jours… et son jardin ! En faisant le « tour du propriétaire », il me montre différentes jours qu’il aimerait bien que je fasse comme buter les haricots, éclaircir les derniers semis et il me montre un carré de choux-raves qu’il n’a pas eu le cœur d’éclaircir… donc à l’extérieur il y a des choux trop serrés qui vont s’étouffer et dans la serre il y a aussi quelques spécimen qui n’arriveront sans doute pas au stade de la belle boule car c’est une plante qui préfère le frais.. .donc la serre, aie aie aie !

Christophe ne savait pas qu’il avait affaire à une créative qui n’a pas peur de « tailler dans le vif »… Attention, âmes sensibles s’abstenir !

1ère étape : enlever les plantes tout en laissant quelques unes sur place avant de recomposer.

Il va falloir à présent décider du projet… En observant l’univers du propriétaire, une idée germe… je vais transformer le carré en mandala !

Suite au prochain épisode ! avec quoi associer ? comment s’y prendre ? et la permaculture ? …

Denise

Soigner ses arbres fruitiers

Ce dernier dimanche était fort animé au jardin d’Yvonne malgré le temps maussade et la pluie annoncée qui nous a laissés tranquilles..; tout au plus quelques gouttes en fin de journée.

Nous vous l’avions annoncé, il y avait un atelier avec notre ami Eugène de l’association des croqueurs de pommes.

Nous avons pu réviser ou apprendre (selon les cas) à soigner nos fruitiers, en particulier à supprimer quelques fruits en formation afin de permettre aux autres de bien se développer. Exemple sur les petits abricots, vous allez vite comprendre…avec les images ci-dessous : on fait l’état des lieux, on enlève d’abord les fruits qui se trouvent sous la branche car ils ne verront pas le soleil et tarderont à murir, ensuite on garde environ 4 fruits sur le bouquet en essayant de prévoir la place pour que chacun puisse bien se développer;

On fait de même pour le pommier et on en profite pour prévoir les arcatures à mettre en place, les tailles à programmer à partir de la sainte Catherine.

Pour le pêcher, on fait fait tomber les petits fruits qui ne demandent que ça, on élimine ceux qui sont sous les branches et il n’y a plus qu’à sélectionner ce que nous allons garder. Avis aux amateurs, nous passerons à la pratique dimanche prochain lors de la permanence habituelle.

Le public est nombreux et attentif, Eugène prépare le cerisier qui partira au jardin de Chamarel, admire notre petit cognassier qui a déjà de beaux petits fruits, bien distribués… nous avons presque hâte d’être déjà à l’automne ! C’est à ce moment que nous verrons à nouveau notre croqueur de pomme au jardin. Si vous voulez bénéficier des précieux conseil du spécialiste, vous pouvez vous rendre le samedi matin aux atelier qu’il propose au Verger Ecole situé à Vaulx-en-Velin, à l’angle du chemin du Gabugy et de la rue Alfred Beraud.

Pendant ce temps, d’autres prenaient soin du jardin, plantaient cueillaient, accueillaient les « coccinelles de Sans-Soucis » jardiniers amateurs comme nous ainsi que les nouveaux adhérents… La vie sociale liée aux activités de jardinage… Petit aperçu en images

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Vous avez vu des coquelicots, ne manquez pas de lire le dernier article sur la question…

A suivre…

Gentil coquelicot

CoquelicotREn bandes ou isolé, on ne peut manquer le coquelicot lorsqu’il est en fleur. De la même famille que les pavots, son latex n’a pas ses propriétés et ne permet pas de fabriquer de l’opium… Sa prolifération dans les champs de blé de l’agriculture expansive est une des conséquences du travail du sol et de la rupture des réseaux qui ont avaient mis tant d’année à se construire afin de limiter naturellement la barrière créée par les racines des blés de l’époque… Mais depuis, les hommes s’en sont mêlés, inventant toute sorte de procédés qui n’ont fait que permettre à cette plante à une époque menacée de disparition de prospérer.

Et nous en profitons ! pas seulement pour le plaisir des yeux, mais aussi parce le coquelicot est une très bonne plante sur le plan gustatif mais aussi médicinal. J’ai donc ouvert mes livres et grimoires afin de partager avec vous quelques secrets de « druidesse ».

Coquelicot-fleursCertain d’entre vous ont peut-être apprécié les feuilles de coquelicots dans les salades et autres rouleaux de printemps lors de la première phase de croissance végétative. On les appelle aussi à ce moment « roquette blanche » qui, en dehors de la ressemblance morphologique n’a pas d’autre point commun, ces feuilles sont très douces. Du coup, comme beaucoup de feuilles comestibles, on peut les cuisiner aussi à chaud et les inclure dans des galettes végétales, car comme toutes les feuilles vertes, elles sont riches en protéines.

Coquelicot-fleurCertains d’entre vous connaissent peut-être les coquelicots de Nemours dont on fait de très nombreuses spécialités : vinaigre, confit, liqueur, glaces, bonbons, etc.

Lorsque les fleurs sont épanouies, on peut s’en régaler : à croquer directement au jardin, à mettre les pétales sur les salades, à déguster les petits ovaires crus au goût de noisette.

Les propriétés médicinales et leurs utilisations sont nombreuses : antispasmodique et antitussif, adoucissant, calmant et sédatif sont les plus connues. On peut confectionner avec les fleurs de coquelicot un sirop contre la toux pour petits et grands.
coquelicot-de-nemoursCertains parfumeurs en ont fait leur fleur fétiche, à vous de nous dire lequel dans les commentaires !

Une recette très simple pour faire un sirop qui calme la toux et favorise l’expectoration tout en supprimant les spasmes ; indiqué pour les rhumes avec toux, bronchites, asthme, coqueluche, insomnie, fièvre éruptive, trouble du sommeil et angines. 1 à 3 CC pour les enfants à partir de 3 ans et 3 CS pour les adultes. (source : 250 remèdes à faire à soi-même). Faire infuser une grosse poignée de pétales dans un litres pendant une demi-journée (verser l’eau à 85° sur les pétales et couvrir). Filtrer et ajouter la même quantité de sucre roux ou de miel. Faire bouillir doucement jusqu’à ce que la consistance soit sirupeuse. On peut ajouter un peu de jus de citron ou quelques graines d’anis vert selon les goûts.
Embouteiller à chaud dans des bouteilles stérilisées.

Pour finir, La fiche détaillée de la flore de Bonnier

Plein de bises à nos lecteurs. DS

 

 

De nouvelles créatures au jardin d’Yvonne

Ce dimanche 9 avril, Loren était là pour insuffler la créativité à travers la réalisation d’épouvantails. Des matériaux avaient été collectés : des bois flottés, des bouts de vélo et autres petits accessoires récupérés de ci de là.

Dans le même temps, on s’occupait du jardin, on préparait des rouleaux de printemps aux herbes du jardin, des visiteurs venaient à notre rencontre, le soleil et la bonne humeur étaient au rendez-vous

Reportage en images…

Chacun en action. Le travail se fait en coopération, les uns relaient les autres, on s’aide.

Au final, on découvre de nouvelles créatures. On les salue, on se salue.

Et pendant ce temps au jardin on s’occupait de la cloque du pêcher

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Izabelle et Chama retirent les feuilles et jeunes fruits attaqués par la cloque. Léo se mesure au pêcher sous la regard de son papa et aide Iza dans sa tâche. Puis il pulvérise le pêcher avec un purin végétal avec l’aide d’un ou deux jardinier…
Panorama
Amélie se protège du soleil, Anne accueille des visiteurs, Barbara fait une démo de mosaïque, Benedetta fait son reportage, Loren et Denise contemplent le spectacle et d’autres désherbent.

Et bien sûr, rien ne saurait complet sans un moment partagé autour d’un repas fait en partie avec des produits du jardin. Ici, fabrication de rouleaux de printemps

… à suivre…

Permanence du dimanche 12 février

Il y avait comme un petit air de printemps au jardin…

Après un atelier sur l’Ail où l’on a appris que les gousses d’ail se nommaient les caïeux et que la reproduction naturelle de l’ail se faisait par les « bulbilles », sorte de mini-gousse qui pousse avec la fleur au sommet de la hampe du bulbe planté en terre (confère schéma ci-dessous), les jardiniers sont passés à l’action…

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Sur la Butte-réfaction, nous avons planté des gousses d’ail germé, tous les 15 cm, en laissant dépasser le germe, ce qui est une technique moins sophistiquée que la plantation des bulbilles, mais qui peut-être couronnée de succès : l’avenir nous dira prochainement si l’opération a réussie.

Nous avons planté également des gousses d’ail autour du pêcher, pour lutter contre la cloque de cet arbre fruitier.

Puis, nous avons semé de la chicorée et de la laitue…..

Les rayons de soleil ont attiré de nombreux visiteurs.
Les artistes de la Compagnie du Désordre, en résidence au Rize dans le cadre de la grande exposition « La graine et le bitume » sont venus présenter leur projet d’atelier théâtral autour de la thématique des jardins urbains, avec une perspective d’animation pour le week-end de Pentecôte (4 juin), et la possibilité de s’adonner au théâtre les samedis au centre social Charpennes-Tonkin, de 10 heures à 12 heures (plus de renseignements sur le site du Rize).

Nous avons eu la visite d’un voisin du Jardin de la Filature, qui a témoigné hier au Rize, en compagnie de Denise suite à la projection du film de Pierre Guyot « Cent ans de Chlorophylle » dans le cadre de l’exposition sur « la graine et le bitume« .

 

 

La Santoline argentée, plante aromatique buissonnante etsantoline-argentee très odorante,  a été bichonnée

Nous avons également récolté du Mouron des Oiseaux, encore et toujours des Pleurotes dont on se régale, du chou, quelques feuilles de blettes….pour préparer le printemps, nous avons nettoyé des plantes séchées sur les contours du jardin….

Les jardiniers, avec précaution, ont taillé aussi quelques arbustes, tel que le sureau et coupé du laurier sauce pour le sécher avant de s’en régaler dans les petits plats…

Des petites boules de gras (venant de la LPO) ont été installées pour les oiseaux du jardin…(merci Eva)

Merci à tous les participants de cette belle journée à Bruno et Anne pour les cookies et le thé !

 

 

 

 

Cycle de vie des plantes

Cycle de vie des plantes : comment savoir que c’est la fin ? et que faire ?
Suite au compte-rendu de Carole de la réunion de mercredi et aux questions que je posais (aussi bien à moi qu’aux autres) je suis allée faire un tour au jardin et j’en ai profité pour faire quelques récoltes et photos.
Je vous livre quelques unes de mes observations :

mauves

    • Les mauves : il y en plein qui montent en graines : est-ce utile de tout garder ? Quelqu’un avait suggéré de faire des bombes de graines. ne serait-ce pas l’occasion de faire un pot « multi-graines » pour aller faire ensuite un lâcher de bombes de bio-diversité très utiles pour nos amies les abeilles. Pour les petites plantes encore en fleurs et nouvelles, n’hésitez pas à en cueillir et à les faire sécher en prévision des maux d’hiver. Pour les autres plantes sèches, à mon avis, on peut couper après avoir récolter les graines. On peut choisir de garder une plante pas trop envahissante pour les graines du jardin.
    • graines coquelicotsles coquelicots : nous avons récolté des jeunes feuilles, des boutons floraux, des fleurs. Il y a maintenant les graines. Indication de maturité : on dirait que les capsules sont en bois. J’en ai récolté une bonne poignée et j’essaierai de faire une pâtisserie avec. Pour les amateurs.amatrices, allez-y, il y en a encore des mures et plein qui vont bien l’être… Après ça, coupons ou arrachons joyeusement ces plantes qui ont fini leur vie.
    • achilée millefeuillesl’achillée Millefeuilles : pour celles et ceux qui apprécient les tisanes, faites des bouquets pour les emmener chez vous et faites les sécher pour les utiliser en plante médicinales. Comme pour les mauves, on peut garder quelques plantes pour les graines. mais ‘est le moment de la récolte ! alors allez-y !
    • Saugedespresla sauge des prés. Ses fleurs bleues nous ont charmé, mais il ne reste bientôt plus que les feuilles. Là encore on peut les récolter. N’hésitez pas à aller voir dans les ressources du billet botanique, vous verrez de nombreuses utilisations pour les feuilles de cette plante. Du reste, toutes les personnes qui souhaitent apporter des commentaires sur ce qu’il.elles ont appris depuis sur « leur plante » sont invité.es à poster des commentaire sur l’article…

Chenopodeblanc

  • le chénopode blanc. Il au début de son cycle. Il se trouve du côté du compost. Allez-y, coupez-en et cuisinez-le. L’an dernier, nous avons fait un atelier de samoussas au chénopode, promis je vous remettrai la recette… en salade ou en épinard, un vrai régal, n’hésitez pas à le mélanger à des pommes de terre. C’est le cousin du quinoa…
  • MentheLa menthe. Elle envahit certains espaces, elle en pleine maturité mais pas encore en fleur. C’est le moment de la cueillir. Vous avez chaud ? Mettez quelques feuilles dans une carafe d’eau, à température ambiante. Elle donnera une agréable saveur et aidera votre corps à maintenir sa température… Il y a aussi, plein d’autres recettes possibles. Faites des glaçons avec des feuilles de menthe ; incorporez la dans vos salades ; faites la sécher pour vos tisanes… pourquoi pas un taboulé ?
  • tanaisieLa tanaisie, cousine de l’achillée millefeuille : insecticide naturel, délicieuse avec le chocolat pour un gâteau par exemple ; attention, particulièrement déconseillé aux femmes enceintes (abortif).
  • chardonmarie.jpegle chardon-Marie : ses fleurs sont devenus fruits ou graine. Si vous ne les avez pas utilisés, c’est un peu tard… On peut récupérer des graines pour la saison prochaine, mais couper à ras ces plantes. Barbara, si tu veux récupérer des graines pour le futur jardin du Tonkin, c’est le moment !
  • Pousses bourrachela bourrache est de retour… de jeunes pousses pontent leur nez. Vu tous les services qu’elle rend au jardinier, ce serait le moment de repiquer un plat par parcelle pour permettre aux insectes alliés de venir polliniser ainsi qu’à d’autres de s’attaquer à cette plante au lieu de celle que l’on veut récolter. En plus, nous aurons à nouveau de délicieuses petites fleurs bleues. Il y a des plantes qui ont déjà leurs grappes de boutons et de jeunes feuilles, c’est le moment d’en récolter pour faire des préparations comme une tarte aux feuilles de bourrache ; demandez à Brice, il est devenu presque spécialiste. On peut bien sur les lacto-fermenter et pourquoi pas les farcir. Je vous renvoie au billet que j’ai posté sur cette plante il y a quelques temps… Pour celles et ceux qui souhaitent en planter dans leur petit jardin ou sur leur balcon, c’est aussi le moment.. !

A bientôt

Denise

Conserver les légumes grâce à la lacto-fermentation.

Rien de plus facile a priori. C’est sans doute pourquoi c’est une méthode très ancienne. De plus, c’est une manière très saine qui permet de conserver toutes les vitamines, voire même d’en ajouter.

La technique est très simple, il faut :

Des ingrédients :

– Des légumes,
– Un peu de sel gris (15 grammes par litre),
– De l’eau non chlorée de préférence (sinon la décanter),
– Des aromates divers et variés (graines de coriandre, de moutarde, de nigelle, de  cumin, de genévrier, de poivre, clous de girofle, baies roses, poivre de Séchouan… ; feuilles de thym, de laurier, de coriandre, de persil, de romarin, de ciboulette…)

Du matériel :

– Des bocaux ou un bocal (à vis ou à caoutchouc ; une bonne manière de réutiliser les bocaux vides du commerce),
– Une planche à découper,
– Un bon couteau,
– Des accessoires pour râper ou autre découpe

Dimanche au jardin, nous avons fait avec du chou car il y a plein de choux en ce moment (tranquillisez-vous si vous n’avez pu venir, il en reste !). A la maison j’ai fait mon propre atelier avec des choux (rouge, chinois, de Shanghai, frisé, du céleri boule et branche, des carottes blanches, scarole, trévise.)

Quelques règles :

  • Débiter les légumes en morceaux, en lanières, en julienne, en cubes…
  • Bien tasser les légumes en les mettant dans les bocaux de préférence rincés  à l’eau bouillante au préalable.
  • Ajouter au fur et à mesure des aromates (on peut aussi faire sans), du sel et de l’eau (si besoin).
  • Le jus ou l’eau doivent recouvrir les légumes,
  • Laisser 2 cm de vide entre le dessus des légumes et le couvercle.
  • Lorsque le bocal est rempli, le fermer et le laisser à température ambiante pendant une semaine (minimum 20°C).
  • Au bout de ce temps, vérifier que tout à fonctionner, si oui, placer dans un endroit plus frais (cave par exemple) pendant 3 à 4 semaines minimum selon la taille des légumes. Sinon, chercher on ou ses erreurs…
  • Ensuite, conservation « sans limite ».

Que faire si :

  • Il y a trop de sel… : diluer, c’est-à-dire, mélanger avec d’autres légumes. Soit selon le même principe, soit en fait des couches variées.
  • Ça déborde… Prévoir dès le départ un récipient dessous. Vérifier s’il y a toujours assez de liquide.
  • Ça ne marche pas… Peut-être que la température n’est pas suffisante : soit on monte le chauffage, soit on rapproche les bocaux  d’une source de chaleur (attention, éviter de dépasser 30°C). Une astuce, vous posez sur votre frigo au-dessus des grilles qui produisent de la chaleur…

Quelques photos  (Célia et Denise) :

Voici quelques bocaux fait à la maison :

Quelques liens sympas :

nicrunicuit
chouette la vie
cuisine saine
passerelleco
cfaitmaison

Merci de partager vos recettes de fabrication et de cuisine, essais et expériences réussies ou ratées et prévoyons une dégustation.

Denise.

Si vous voyez des petites bulles comme ceci, c’est bon signe…Bulle_lacto-fermentation