L’achillée millefeuille, l’herbe au soldat

coccinnelleSavez-vous que Vénus conseilla à Achille cette plante pour faire cicatriser sa plaie au talon ? Vous l’aurez compris, c’est un hémostatique puissant.

Savez-vous que l’on remplace parfois le houblon par de l’achillée pour le brassage de la bière dans le nord de l’Europe ?

Savez-vous qu’une décoction d’achillée permet d’activer la décomposition du compost en biodynamie ? Elle repousse également les insectes nuisibles aux cultures.

Ses propriétés sont nombreuses : cicatrisant, hémostatique, astringent,  antispasmodique, anti-inflammatoire, et j’en passe !
De ce fait, comme toutes les plantes riches en propriétés, il faut bien la connaître pour bien l’utiliser !

Pour les bobos des petits (et des grands), une compresse de vinaigre sera idéale. Il servira aussi en bain de bouche pour les gencives irritées ou même pourra fortifier votre cuir chevelu grâce à un massage de quelques minutes.

Vous avez les paupières gonflées ? une décoction fera l’affaire sur une compresse.

Les jambes lourdes ? le foie encrassé ? Une infusion de sommités fleuries…achilée

ATTENTION : Pas d’utilisation si vous suivez un traitement fluidifiant sanguin, ni pendant les règles, ni si vous êtes enceintes. Pour les enfants de moins de 12 ans, utilisez seulement en externe.

Sa teinture mère peut être très intéressante en cas de règles douloureuses, prise en prévention, mais aussi pour les suites de traumatismes musculaires.

Prenez l’avis des spécialistes bien sûr !

Petite recette : le vinaigre à l’achillée : placez dans un bocal une poignée de sommités fleuries d’achillées fraîches en morceaux et ajoutez un litre de vinaigre de cidre bio. filtrez après 15 jours.

pour aller plus loin : 250 remèdes naturels à faire soi-même,

Passeport-santé ;
Un jardin bio ;

Retrouvez la Fiche de la flore de Bonnier

 

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Gentil coquelicot

CoquelicotREn bandes ou isolé, on ne peut manquer le coquelicot lorsqu’il est en fleur. De la même famille que les pavots, son latex n’a pas ses propriétés et ne permet pas de fabriquer de l’opium… Sa prolifération dans les champs de blé de l’agriculture expansive est une des conséquences du travail du sol et de la rupture des réseaux qui ont avaient mis tant d’année à se construire afin de limiter naturellement la barrière créée par les racines des blés de l’époque… Mais depuis, les hommes s’en sont mêlés, inventant toute sorte de procédés qui n’ont fait que permettre à cette plante à une époque menacée de disparition de prospérer.

Et nous en profitons ! pas seulement pour le plaisir des yeux, mais aussi parce le coquelicot est une très bonne plante sur le plan gustatif mais aussi médicinal. J’ai donc ouvert mes livres et grimoires afin de partager avec vous quelques secrets de « druidesse ».

Coquelicot-fleursCertain d’entre vous ont peut-être apprécié les feuilles de coquelicots dans les salades et autres rouleaux de printemps lors de la première phase de croissance végétative. On les appelle aussi à ce moment « roquette blanche » qui, en dehors de la ressemblance morphologique n’a pas d’autre point commun, ces feuilles sont très douces. Du coup, comme beaucoup de feuilles comestibles, on peut les cuisiner aussi à chaud et les inclure dans des galettes végétales, car comme toutes les feuilles vertes, elles sont riches en protéines.

Coquelicot-fleurCertains d’entre vous connaissent peut-être les coquelicots de Nemours dont on fait de très nombreuses spécialités : vinaigre, confit, liqueur, glaces, bonbons, etc.

Lorsque les fleurs sont épanouies, on peut s’en régaler : à croquer directement au jardin, à mettre les pétales sur les salades, à déguster les petits ovaires crus au goût de noisette.

Les propriétés médicinales et leurs utilisations sont nombreuses : antispasmodique et antitussif, adoucissant, calmant et sédatif sont les plus connues. On peut confectionner avec les fleurs de coquelicot un sirop contre la toux pour petits et grands.
coquelicot-de-nemoursCertains parfumeurs en ont fait leur fleur fétiche, à vous de nous dire lequel dans les commentaires !

Une recette très simple pour faire un sirop qui calme la toux et favorise l’expectoration tout en supprimant les spasmes ; indiqué pour les rhumes avec toux, bronchites, asthme, coqueluche, insomnie, fièvre éruptive, trouble du sommeil et angines. 1 à 3 CC pour les enfants à partir de 3 ans et 3 CS pour les adultes. (source : 250 remèdes à faire à soi-même). Faire infuser une grosse poignée de pétales dans un litres pendant une demi-journée (verser l’eau à 85° sur les pétales et couvrir). Filtrer et ajouter la même quantité de sucre roux ou de miel. Faire bouillir doucement jusqu’à ce que la consistance soit sirupeuse. On peut ajouter un peu de jus de citron ou quelques graines d’anis vert selon les goûts.
Embouteiller à chaud dans des bouteilles stérilisées.

Pour finir, La fiche détaillée de la flore de Bonnier

Plein de bises à nos lecteurs. DS

 

 

La sauge des prés

saugedespresJe vous l’avais promis (à celles et ceux qui étaient là dimanche 23 avril), de vous parler de la sauge des prés. J’ai fait faire des bouquets à certains d’entre vous afin de les faire sécher pour une utilisation ultérieure.

Elle est actuellement en pleine floraison.

Du point de vue médicinal, Les feuilles ont les mêmes propriétés que les autres sauges. On l’utilise en infusion (sommités fleuries et feuilles).
Ses propriétés les plus connues comme vous pourrez vous-même le lire dans les ressources jointes :

Fleurs et les feuilles de Sauge des prés sont comestibles (Léo peut donc en consommer…raisonnablement).
Les feuilles et sommités fleuries s’utilisent en infusion, elle stimule les sécrétions hormonales et facilite la digestion des graisses, elles ont des propriétés digestive, apéritive, tonique.

Les feuilles contiennent des substances stomachiques, toniques, amères, antispasmodiques et anti-sudorifiques, elle est préconisée contre les angines et les maux de gorge. Le vin de sauge fortifie et favorise la circulation sanguine. Elle est déconseillée aux femmes enceintes. A récolter avec des outils en bois. Plante mellifère.

Quelques ressources :

Profitez donc du moment pour faire des récoltes : un bouquet la tête en bas, laisser sécher dans un endroit aéré. Nous ferons un atelier ultérieurement pour faire des petits paquets à distribuer aux membres du jardin qui le souhaitent.

Bonne cueillette et à bientôt

DS

Lacto-fermentation – atelier du 22/01/17

Atelier lacto-fermentation du dimanche 22 janvier 2017

Il faudra demander à Brice, Lucile, Helios, Izabelle de vous transmettre les petits trucs ; nous pourrons très bien organiser un nouvel atelier une autre fois avec les légumes du jardin.

Le choix proposé était de travailler divers légumes pour réaliser des préparations variées.

La maison Gontel que nous avons le plaisir de retrouver chaque samedi matin au marché Gratte-ciel était notre généreux fournisseur. La commande avait été passée pour 8 à 10 participants, au final nous étions un peu moins et la commande un peu plus fournie… donc au final, nous avons pu faire des conserves pour ainsi dire. Mais à plusieurs, c’est sympa…

Les légumes du moment, carottes, chou rouge et blanc, betterave rouge et marbrée, radis noir, daïkon, japonais et toupie, navets ronds, rutabagas, ont fourni notre matière première. Mais en fait on peut à peu près tout utiliser… Il faut simplement profiter des bons arrivages pour faire ses conserves.

Après concertation, nous décidons de varier un peu les préparations : pickles, bâtonnets, façon légumes râpés ou hachés.

1ère étape, épluchage, lavage, brossage selon les légumes.

2e étape, au fur et à mesure de leur préparation, les légumes sont salés et assaisonnés selon leurs types. Un invariant : le sel qui doit toujours représenter une certaine proportion par rapport au volume de légumes. L’intérêt de les saler dans le cours de la préparation, c’est que l’eau des légumes va déjà pouvoir s’exprimer ; du coup pas besoin de tasser trop fort pour libérer l’eau.
NB : il faut compter environ 30g par litre d’eau, si on sale dans un saladier, une cuillère à soupe par petit saladier sera suffisante (8 à 9 g de sel gros sel de Guérande). Voir à ce sujet les questions fréquentes du site nicrunicuit.

3e étape, composer les mélanges et assortiments, ajouter des aromates comme poireau par exemple.

Nous avons choisi carottes-rutabagas, betteraves-radis noir et daïkon, betterave marbrée, radis japonais et navet rond, betterave-carottes, chou rouge et blanc.

4e étape, remplir les pots. Tasser raisonnablement et compléter avec de l’eau lorsque c’est nécessaire.

5e étape, étiqueter les pots. C’est important car le contenu va évoluer et il faut pouvoir identifier le contenu et aussi le dater.

6e étape : chacun chez soi, dans une pièce à 20° environ, les pots pas trop fermés, sur un plateau (ça va déborder…)
Surveiller le comportement des légumes dans les pots, tasser un peu lorsque la pression de la fermentation a fait remonter les légumes, compléter avec de l’eau si nécessaire.

 

Attention, nous avons remarqué que des éléments légers comme les brins de romarin avaient pu favoriser de mauvaises moisissures, aussi, surveillez lorsque vous mettez du persil par exemple. (on peut essayer de mettre un peu d’huile qui flottera et recouvrira le tout…)

7e étape, après une semaine, mettre les pots au frais après les avoir fermés : chambre

alf-resultat
Chacun repartira avec son petit assortiment.

froide, cave, balcon ou terrasse en hiver, ou réfrigérateur. Il est nécessaire de réduire voire stopper la fermentation.
Vérifier de temps en temps vos pots.
Bien qu’ils peuvent se conserver plusieurs mois, vous pouvez les consommer dès la 2e ou 3e semaine de cave.
Relisez l’article du 1er atelier qui vous donne des références.

 

N’hésitez pas à poser vos questions.

Denise

merci à Brice pour les photos ainsi qu’à Iza.

Une crème au romarin

Une crème au romarin du jardin pour conserver une peau jeune.

Simple à réaliser :
– un macérat huileux à base d’huile d’olive, de sésame, de tournesol, etc… et de romarin.
– une eau florale : on choisira en fonction des propriétés recherchées telles que hamamélis, palma-rosa, géranium-rosat, romarin, rose, etc.
– de la cire d’abeille en pastilles ou en feuilles.
– une ou 2 huiles essentielles selon les propriétés.

Pour réaliser le macérat, mettre le romarin dans un bocal (on peut laisser le romarin sécher quelques jours auparavant pour éliminer l’eau) et le recouvrir d’huile. Lorsqu’on réalise un macérat en été, on peut le laisser 3 semaines au soleil pour faire ce qu’on appelle une huile « solarisée ». Ses effets sont ainsi renforcés.

L’alchimie et les proportions de réalisation de cette crème ne sont pas secrètes, on peut les trouver facilement dans des livres, sur internet, mais le mieux, c’est de se faire transmettre les petits secrets par une des personnes qui a participé à l’atelier…

Voyez plutôt le reportage photos réalisé grâce aux appareils des nymphes qui avaient envie de se faire plaisir et de partager un moment ensemble.

Denise

Atelier botanique

Nous avons eu le plaisir de nous retrouver ce dimanche 12 juin au Jardin d’Yvonne pour un atelier botanique. L’idée : être capable d’identifier une plante, d’apprendre à connaître ses utilisations culinaires, médicales et autres (colorant textile par exemple, etc.

Une personne « parraine » une plante, s’approprie les informations mises à sa disposition et en sort les informations clé afin de les transmettre à tous. Pour cela, nous utilisons des outils de botanistes, en particulier la flore de Bonnier en ligne.

En quoi consiste ce parrainage : il suffit de suivre les différents stades de la plante, de faire des photos ou/et des dessins des différentes phases du cycle de vie, de récolter des échantillons pour les faire sécher afin de les mettre dans l’herbier. Pour ce premier rendez-vous, nous avons les paires suivantes :

Barbara pour la consoude, Carole pour l’achillée millefeuilles, Brice pour le topinambour, Florient pour la moutarde des champs, Thérèse pour le coquelicot, Denise pour la sauge des prés et le chénopode blanc. Parmi les fiches disponible ce jour, Quelques plantes sont encore orphelines : la mauve sylvestre, le fenouil, la sauge officinale, le souci des champs, le laurier noble et toutes les plantes qui ne sont pas encore identifiées.
Celia et Patrick réfléchissent encore pour savoir s’ils sont prêts à endosser une telle « responsabilité »…

Il y en a encore bien d’autres… Il n’y a qu’à proposer de suivre une plante et je mettrai les informations à disposition si vous ne les trouvez pas. NB : Les noms de fichier sont en latin mais je suis sûre que vous allez arriver à trouver le fichier qui vous concerne… Sinon, n’hésitez pas à me demander de l’aide.

Salvia pratensis L
Symphytum officinale L
Sinapis arvensis L
Salvia officinalis L
Papaver Rhoeas L
Malva silvestris L
Laurus nobilis L
Helianthus tuberosus L
Chenopodium album L
Calendula arvensis L
Achillea Millefolium L
Borago officinalis L
Anethum Foeniculum L

Ici, quelques images des plantes du moment. Je vous complète les images… mon cloud est indisponible!

En attendant la suite, je vous fais plein de bisous….

Denise

 

Retour sur Atelier Plantes et santé du 1er mai

Les ateliers plantes, santé et beauté.

Suite à des demandes émanant de membres du jardin, j’ai accepté d’animer de temps en temps des ateliers sur ces thèmes. 2 se sont déjà tenus :

  • Détoxifier son foie,
  • Les allergies.

Nous avons à chaque fois profité des ateliers pour évoquer des plantes du jardin intéressantes à exploiter ou d’autres à prévoir…

Je vous propose donc un petit retour sur ces moments partagés…

Concernant la santé du foie, nous avons pu constater que le jardin est très riche en plantes protectrices du foie ou pouvant être utilisées pour des cures. Parmi celles-ci, la grande famille des brassicacées (choux, chou-fleur, brocoli, kale, rave, moutarde, radis, colza, etc…)? Très riches en vitamines B, C, en flavonoïdes. Cette famille est très ancienne. Ses fleurs en forme de croix ont déterminé longtemps le nom de la famille des crucifères.
En cas de ballonnements ou autres inconforts digestifs, penser à cuire dans 2 eaux : une 1ère fois pour, blanchir et ensuite pour cuire à découvert.
Cette famille est très facile à utiliser également sous forme lactofermentée. Revoir l’atelier sur le sujet

Les autres plantes intéressantes au jardin :

Le chardon-Marie. Barbara nous a confirmé son utilisation. De la même famille que les artichauts et le cardon.

Le pissenlit, en particulier la racine est très intéressante à utiliser en mélange pour des infusions pour prendre soi de notre foie.

Le romarin à utiliser en infusion (1 à 2 g par tasse).

Enfin le citron est un aliment bienfaiteur pour le foie et peut constituer une cure de printemps sur 3 semaines.

Quelques photos souvenir des ateliers (merci Barbara).

Pour le 2e atelier, Cécile s’est proposé pour m’assister et je vous joins une synthèse de cet atelier dans le fichier joint.atelier_allergies

Des recettes viendront s’ajouter…

A bientôt pour la suite… et bisous à tout le monde.

Denise

Conserver les légumes grâce à la lacto-fermentation.

Rien de plus facile a priori. C’est sans doute pourquoi c’est une méthode très ancienne. De plus, c’est une manière très saine qui permet de conserver toutes les vitamines, voire même d’en ajouter.

La technique est très simple, il faut :

Des ingrédients :

– Des légumes,
– Un peu de sel gris (15 grammes par litre),
– De l’eau non chlorée de préférence (sinon la décanter),
– Des aromates divers et variés (graines de coriandre, de moutarde, de nigelle, de  cumin, de genévrier, de poivre, clous de girofle, baies roses, poivre de Séchouan… ; feuilles de thym, de laurier, de coriandre, de persil, de romarin, de ciboulette…)

Du matériel :

– Des bocaux ou un bocal (à vis ou à caoutchouc ; une bonne manière de réutiliser les bocaux vides du commerce),
– Une planche à découper,
– Un bon couteau,
– Des accessoires pour râper ou autre découpe

Dimanche au jardin, nous avons fait avec du chou car il y a plein de choux en ce moment (tranquillisez-vous si vous n’avez pu venir, il en reste !). A la maison j’ai fait mon propre atelier avec des choux (rouge, chinois, de Shanghai, frisé, du céleri boule et branche, des carottes blanches, scarole, trévise.)

Quelques règles :

  • Débiter les légumes en morceaux, en lanières, en julienne, en cubes…
  • Bien tasser les légumes en les mettant dans les bocaux de préférence rincés  à l’eau bouillante au préalable.
  • Ajouter au fur et à mesure des aromates (on peut aussi faire sans), du sel et de l’eau (si besoin).
  • Le jus ou l’eau doivent recouvrir les légumes,
  • Laisser 2 cm de vide entre le dessus des légumes et le couvercle.
  • Lorsque le bocal est rempli, le fermer et le laisser à température ambiante pendant une semaine (minimum 20°C).
  • Au bout de ce temps, vérifier que tout à fonctionner, si oui, placer dans un endroit plus frais (cave par exemple) pendant 3 à 4 semaines minimum selon la taille des légumes. Sinon, chercher on ou ses erreurs…
  • Ensuite, conservation « sans limite ».

Que faire si :

  • Il y a trop de sel… : diluer, c’est-à-dire, mélanger avec d’autres légumes. Soit selon le même principe, soit en fait des couches variées.
  • Ça déborde… Prévoir dès le départ un récipient dessous. Vérifier s’il y a toujours assez de liquide.
  • Ça ne marche pas… Peut-être que la température n’est pas suffisante : soit on monte le chauffage, soit on rapproche les bocaux  d’une source de chaleur (attention, éviter de dépasser 30°C). Une astuce, vous posez sur votre frigo au-dessus des grilles qui produisent de la chaleur…

Quelques photos  (Célia et Denise) :

Voici quelques bocaux fait à la maison :

Quelques liens sympas :

nicrunicuit
chouette la vie
cuisine saine
passerelleco
cfaitmaison

Merci de partager vos recettes de fabrication et de cuisine, essais et expériences réussies ou ratées et prévoyons une dégustation.

Denise.

Si vous voyez des petites bulles comme ceci, c’est bon signe…Bulle_lacto-fermentation