Permanence du 15 octobre

Retour en image sur une permanence animée ce dimanche très ensoleillé :

réparer les buttes, retourner le compost, peindre des panneaux, couper de la matière sèche, repiquer les salades d’hiver…

récolter choux kale, tomates vertes, raifort, potiron,…. discuter, échanger, s’interroger…Se lancer des défis, telle une battle de pâte de coing …

les jardiniers étaient en forme , et se sont régalé du gâteau courgette-chocolat d’Annie !

 

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La taille des fruitiers

Vous suivez avec nous l’art de prendre soin des arbres fruitiers et en particulier la taille. Qu’avons-nous appris lors du dernier atelier de ce début d’automne ?

Concernant la taille des arbres à pépins, habituellement, on s’y prend plutôt vers la mi-novembre… Mais comme cette année nos pommiers n’étaient pas en bonne santé, ils n’avaient plus beaucoup de feuilles, donc, il était possible de faire le travail de taille pour préparer l’avenir. En revanche, le cognassier sera taillé vers la Sainte Catherine ; au même moment le cerisier commencera sa migration vers le jardin Chamarel. (RDV à ne pas manquer)…

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Un peu de vocabulaire arboricole

Pour rappel, la taille des fruits à noyaux et en particulier des abricotiers se fait peu après la récolte des fruits, on l’appelle, la taille en vert. (voir liens vers les articles précédents ci-dessous)

Eugène nous a appris à créer des arcures depuis la mise en place de notre jardin, pourquoi ?

L’arcure induit la mise en feuilles et en fruits de l’année suivante. Quand la sève circule, du fait de la photosynthèse, elle a tendance à monter vers le bourgeon le plus haut, si bien qu’il y aura des fruits pour les oiseaux ou qu’il faudra une grande échelle pour la récolte.. c’est pourquoi on arque la branche en dessous d’un angle à 45°. L’arcure permet de pallier la coupe : suite à une coupe l’arbre va vouloir se développer en faisant du bois; au contraire, l’arcure favorise la fructification.

En pratique, pour réaliser les arcures on utilise des poids de 50 à 100 g (cailloux ou canettes vides customisées) attachés savamment et en laisse tomber le poids qui tire la branche vers le bas. On peut aussi attacher une ficelle à une branche plus basse ou à petit piquet/sardine. Les poids mis pour arquer une branche peuvent être enlevés lorsque celle-ci reste arquée même si l’on soulage  du poids.

taille-pommier-5Astuce : pour accrocher les poids sur les branches on peut faire des nœuds « tête d’alouette » et des nœuds de cabestan pour attacher sur le tronc ou sur un autre support

Conseil : afin de ne pas blesser la branche coupée, on place l’enclume du sécateur du côté de la chute et la lame du côté de l’arbre. Il faut donc penser à changer le sécateur de sens selon la coupe.

220px-Pear-flower-budsAstuce : on utilise une scie arboricole pour les branches de diamètre plus important (à partir de 1,5 – 2 cm environ) : on fait une entaille sous l’emplacement de la coupe afin d’éviter les arrachements de fibres ensuite. On scie ensuite à partir du haut en tirant vers soi ( particularité de la denture d’une scie arboricole). Après la coupe, Eugène conseille de mastiquer pour favoriser la cicatrisation.

La coupe se fait sur la coursonne (petites rides de la branche) sinon la cicatrisation aura du mal à se faire et l’arbre sera plus sensible aux maladies. Conseil : il vaut mieux couper un peu avant et rafraîchir jusqu’à la ride pour être sur que le plan de coupe soit bien le long de la coursonne.

Pour finir, on se pose souvent la question : Comment savoir quelles branches couper ? Pour préserver un passage et faciliter l’accès à un autre endroit du jardin, pour éviter que 2 arbres ne se gênent mutuellement, pour favoriser la fructification. Pour éviter les croisements de branches, pour limiter la croissance en hauteur (ou la favoriser…).

NB : on peut récupérer les coupes annuelles pour greffer. Un excellent moyen de conserver et déployer des espèces en risque de disparition…

Afin d’illustrer cet article, j’ai emprunté quelques images aux sites du jardin des merlettes et bien sûr des croqueurs de pommes. A consulter également le site élagage ooreka. Quelques clichés ont été faits au moment de l’atelier.

A relire : Soigner nos arbres fruitiers (été) ; Soigner ses arbres fruitiers (printemps)

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La passion selon Yvonne

Vous vous souvenez, amis jardinier, de la belle incroyable venue des Amériques, la Passiflore ?

Elle continue de se déployer, elle s’installe, se pâmant devant les passant incrédules ….

En ce mois d’octobre si curieusement doux, faisant concurrence à Halloween et ses envahissant cucurbitacées , voici que notre Passiflore fait des fruits !

Enfin, UN fruit, que je vous présente cher lecteur, en avant première :

 

Voici le fruit de la passion d’Yvonne (à gauche sur la photo)  ! Moins spectaculaire que sa génitrice, il reste un fruit fantasmatique dans nos contrées.

Tout ceci n’a pas entaché le flegme de nos jardiniers, qui en ce dimanche, ont poursuivi leurs activités. Je vous laisse découvrir ci après Marlon s’attaquant dans une lutte inégale, à un potimarron, Julie devisant avec de nombreux curieux suscitant quelques  nouvelles adhésion au jardin, Arnaud, Isabelle et Romain , aidé de Léo, reconstruisant les buttes…

et bien d’autres encore, puisque le jardin fut ce jour animé comme une ruche…

La passion, vous dis-je, la passion  !!

 

 

 

 

Des ipomées et des « courges »

Ce sera le résumé de ce beau dimanche d’octobre (le 1er, c’est le mois des 5 dimanches…).
Bien sûr il y avait aussi l’atelier « prendre soin des arbres fruitiers », mais nous publierons un peu plus tard un billet spécialement sur ce thème.

Donc, grand plaisir des yeux ! les ipomées… Il y en a de toutes les couleurs, elles se cachent avec d’autres, elles rampent, elles courent. Régalez-vous de ce spectacle.

Certains les appellent Volubilis, mais on utilise plutôt ce terme aux variétés vivaces, tandis que l’ipomée est annuelle. Mais attention, c’est la même famille que le liseron… Donc prenez garde à n’en point trop mettre dans les cultures !

Tout le monde les guettait… les cucurbitacées ; grande question, quand les récolter ? Ah là là, LA question…

En fait ça dépend de la variété : par exemple, le pâtisson est plutôt apparenté à une variété estivale, du coup, plus proche de la courgette. Il vaut mieux la cueillir avant que la peau soit durcie. On peut même la déguster crue en carpaccio… avec une sauce sympathique aux herbes par exemple, on peut le farcir, en faire des purées.

De même pour les autres. Observons la récolte : buttercup à peau verte et aussi à peau claire, potiron à peau verte et chair orange. Nous n’avons pas récolté les potimarrons (peau rouge orangée) pour faire durer la saison et que des personnes absentes ce dimanche au jardin puissent en bénéficier un de ces prochain dimanches. Mais je me suis laissée dire que d’aucun prévoyaient des recettes pour le 10 octobre…

Pour les potirons et potimarrons, il vaut mieux attendre que le pédoncule soit un peu couleur paille avant de les récolter.

N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences et à partager vos recettes de cuisine maison.

Vous trouverez plein de recettes dans les livres de cuisine, les magasines spécialisés et bien sûr le net… mais n’hésitez pas à tester et inventer. Allez, je vous en livre une très simple que l’on peut faire avec une butternut (doux beurre), un potiron, un potimarron ou un bleu de Hongrie. Vous le coupez en dés de 2 cm, vous placez dans un plat à four, vous saupoudrez de cumin et de thym, un peu d’huile d’olive… et hop ! au four pendant 35 à 40 minutes, température 190 – 200 (four préchauffé). Un peu régal ! si simple…

Pour finir, vous connaissez ce magnifique chou fourrager dont on récolte les feuilles au fur et à mesure et qui se consomme de différentes manières (pensez à le blanchir avant de le faire cuire)

A très bientôt de vous voir ou de vous lire, Denise

Où l’on prend soin des buttes

Dimanche 24 septembre, nous avons profité du jardin, partagé un gouter improvisé, et accueilli les utilisateurs du composteur sous de tendres rayons de soleil …

Le goûter était bien mérité, puisque auparavant, nous avons refait une beauté à la butte Banane.

Avec le temps, les buttes ont tendance à s’affaisser, les plantes s’échappent et se reproduisent en dehors.

Il a donc fallu démonter quelques palettes (merci Isabelle pour la matière première !), scier quelques morceaux de bois et donner quelques coups de marteau…Des plants ont été déterrés et remis en terre à des endroits plus adaptés.

Retour en image sur cet après-midi – (merci à Barbara et sa petite famille)  :

Nous nous sommes également préoccupé de la montée en graine de certaine plantes : les vergerettes du Canada doivent être coupées car elles se reproduisent en dispersant leur pollen par le vent. Les grands tournesols en sont à divers stades : en fleur, ou déjà pleins de graines qui menacent également de se disperser dans le jardin. Il faut éviter que les graines n’envahissent trop le jardin. Du chiendent a encore été arraché et mis à secher.

Arrosage, tutorage et récoltes ont occupé Thierry et Arnaud…avant la détente sous le patio

A bientôt pour la suite des aventures potagères…

Un dimanche de septembre au jardin

Entre averses, et rayons de soleil, le jardin était aujourd’hui entre deux temps.

Voici des nouvelles des plantes :  le potiron se maquille, le melon somnole dans son cocon, et les courges prennent leurs aises…

Les blettes sont dans une forme éclatante, et seront rejointes bientôt par les laitues d’hiver…La zone fleurie se développe : patiences, ipomées, œillets d’inde, mauve sylvestre, belle de nuit, passiflore….sont en fleurs et égayent le jardin.

Pendant ce temps, les jardiniers sèment, réparent….Brice part à la recherche de la figue perdue….

Les tournesols ploient et les coings seront bientôt cueillis…

Malgré la pluie, quelques personnes sont venus se renseigner aujourd’hui sur le compost et le jardin ….Demain lundi 18 septembre à 19 heures, réunion mensuelle, nous espérons vous y voir nombreux  !

Très bonne semaine à nos lecteurs !

 

 

Le jardin à la Biennale des Associations

Le Jardin a participé ce 10 septembre à la Biennale des Associations organisée par la Ville de Villeurbanne.

Au milieu d’un village d’environ 200 associations au Gratte-Ciel, les bénévoles du Jardin d’Yvonne ont pu pendant tout un dimanche se faire connaitre par des personnes intéressées par le jardinage, la permaculture, le développement durable …

Quelques personnes ayant participé au jeu de piste organisé sur le Village, ont gagné un petit lot sur notre stand : tisane, tomates poire-jaune ou petit plants de menthe…

Nous avons exposé l’ouvrage en patchwork et broderie réalisé par Barbara et qui  représente le plan du Jardin.

Participer à cet évènement permet aussi de rencontrer d’autres associations avec lesquelles des liens peuvent être tissés.La cohésion du tissu associatif reste un gage de bonne santé pour le lien social et citoyen.

 

 

 

Atelier graines au Jardin

Ce dimanche au jardin, à l’occasion d’un atelier, on a parlé graines et semences.

Ou en est la législation sur la propriété des graines ? En quoi les grands semenciers pourraient-ils menacer la souveraineté des états sur l’indépendance alimentaire ?  Pourquoi s’intéresser et échanger les graines ? comment savoir si une graine est hybride, OGM ou ancienne…. ?

Les participants ont échangé leur connaissance, leurs interrogations et leurs inquiétudes. L’espoir aussi de constater que des réseaux d’échanges existent et que les savoirs se transmettent.

Puis,  nous sommes passé à la pratique : Julie, Brice et Carole avait préparé l’atelier sur le thème des tomates. Solanacées, les tomates sont diverses mais la récolte des graines est la même pour toutes : extraire les graines, les mettre à tremper quelques jours, les passer au chinois, les faire secher sur du bois, et enfin les étiqueter !

Retour en image sur cet après-midi convivial et agréable :

 

A signaler, une nouvelle résidente au Jardin – dans l’allée longée par la Passiflore : epeire

 

il s’agit d’une argiope bruennichi ou Épeire fasciée, variété d’araignée commune dans les jardins. Elle aime tendre sa toile assez prêt du sol, et compte-tenu de sa taille, attrape d’assez grosses proies (sauterelles, abeilles, criquet….).  Le mâle a peu de chance de survivre à l’accouplement, car il finit souvent dévoré par la femelle. Celle-ci pond jusqu’à 400 œufs dans un cocon.

C’est un animal peu agressif, qui peut toutefois piquer pour se défendre.

Ami des jardiniers, il contribue à l’éco-système. On pourra l’admirer au jardin jusqu’au mois d’octobre environ…

Très bonne semaine !

 

 

 

 

Un mandala pour les choux-rave…

Christophe m’a confié sa maison pour quelques jours… et son jardin ! En faisant le « tour du propriétaire », il me montre différentes jours qu’il aimerait bien que je fasse comme buter les haricots, éclaircir les derniers semis et il me montre un carré de choux-raves qu’il n’a pas eu le cœur d’éclaircir… donc à l’extérieur il y a des choux trop serrés qui vont s’étouffer et dans la serre il y a aussi quelques spécimen qui n’arriveront sans doute pas au stade de la belle boule car c’est une plante qui préfère le frais.. .donc la serre, aie aie aie !

Christophe ne savait pas qu’il avait affaire à une créative qui n’a pas peur de « tailler dans le vif »… Attention, âmes sensibles s’abstenir !

1ère étape : enlever les plantes tout en laissant quelques unes sur place avant de recomposer.

Il va falloir à présent décider du projet… En observant l’univers du propriétaire, une idée germe… je vais transformer le carré en mandala !

Suite au prochain épisode ! avec quoi associer ? comment s’y prendre ? et la permaculture ? …

Denise

Aventures potagères

Bonjour à tous,

L’activité se poursuit au jardin en ce mois d’aout, même si les permanences sont très calmes en raison du ralentissement estival en ville…

Une activité des jardiniers consiste néanmoins à surveiller, et observer l’évolution de nos plantes, fruits et légumes… ramasser les récoltes, et lézarder dans le patio….

Un soin particulier est apporté aux arbres, et Isabelle a traité le pommier en espalier, bien mal en point, avec du Pyrèthre, un pesticide naturel à pulvériser sur les feuilles.

Le pyrèthre de Dalmatie (Tanacetum cinerariifolium) est une sorte de tanaisie, qui ressemble à une petite marguerite dont les fleurs ont un effet répulsif et insecticide connu depuis des décennies.

Attention, l’utilisation du pyrèthre doit rester raisonnée, car le produit tue et asphyxie les vilaines bêtes mais aussi les auxiliaires. Donc, à n’utiliser qu’en cas de danger grave et imminent, comme c’est le cas pour nos pommiers.

Julie a crée de très jolies maisons à auxiliaires :

Des bébés sont apparus au jardin : bébé melon, bébé cornichon, aubergine, piment !

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Quelques poireaux ont été déterrés, coupés à la base, et à la tête, et ils seront remis en terre. Cette technique consiste à revitaliser les poireaux.

La passiflore continue de se développer et d’envouter les passants. Un voisin a demandé à faire une bouture, car il est fasciné par cette fleur. Les abeilles passent du temps dans les étages de l’inflorescence…

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Aventures potagères à suivre…..