Les sureaux d’Yvonne

Amis du jardin, si vous vous promenez en ce moment dans Villeurbanne, ou ailleurs, en ville ou à la campagne, vous remarquerez ces arbres, ou arbustes majestueux : les sureaux.

En ce moment, ils sont en fleurs et sont chargés de lourdes ombelles blanches et odorantes – voici un magnifique spécimen :

sureau en fleur

Au jardin d’Yvonne, nous avons la chance d’avoir trois sureaux sur le terrain : le plus grand se trouve sur la butte Piano, à proximité du patio. C’est déjà un bel arbre, qui mesure plus de deux mètres.

sureau sur la butte piano

Le long de l’avenue Roger Salengro, deux sureaux ont poussés spontanément. Ils sont encore jeunes mais font déjà quelques ombelles blanches.

Un sureau sur un terrain est signe d’un sol riche en azote, c’est un arbre utile dont on utilisait autrefois le bois très léger et creux pour faire des objets utilitaires et des flûtes !

On peut aussi cuisiner ses ombelles blanches en beignets. Elles ont un parfum très sucrée qui ressemble au litchi asiatique.

J’ai préféré faire un sirop dont je vous donne la recette : c’est simplissime, et je vous invite à venir au Jardin le goûter à l’occasion des prochaines permanences !

 

Voilà, à très bientôt au jardin pour partager un verre ! Et pourquoi pas, lancez-vous, vous aussi dans la confection de ce sirop très rafraichissant en été….

Bonne semaine !

 

 

 

La saponaire, l’herbe à savon locale

Au Jardin d’Yvonne, nous avons plusieurs pieds de saponaire, une plante locale très commune.

Cette jolie plante rustique, herbacée vivace, a des tiges rampantes et de jolies fleurs à cinq pétales. Ses fruits font des capsules qui contiennent des petites graines. En ce moment, hiver oblige, elle est au repos. Nous avons toutefois récolté les graines à la fin de l’automne pour pouvoir en semer à nouveau si nécessaire.

 

 

Cette plante a été longtemps très populaire dans nos campagnes puisqu’elle servait à faire les détergents pour la lessive, et le savon.

Au jardin, un test a été réalisé pour faire du liquide de lavage.

Ce sont les racines de saponaire qui contiennent les doses conséquentes de saponine, un agent détersif (=qui a des propriétés lavantes). Dans les tiges subsiste également cet agent.

C’est donc un mélange de racine et de tige qui a été utilisé pour le test. Deux plants ont été utilisés, de sorte qu’il reste des plants en terre au jardin.

Cela a permit de « cuisiner » 50 grammes de saponaire. En image, la confection :

 

Vous pouvez venir faire le test au Jardin de vous laver les mains,  le résultat obtenu est à disposition, à côté du tonneau de récupération d’eau !

Et pourquoi pas d’autres test et d’autres recherches sur cette plante : les jardiniers motivés peuvent se manifester !

Pour la petite histoire : Avant l’ère de la machine à laver individuelle, les lavandières utilisaient la saponaire, et l’activité de lavage était un moment social très important dans les campagnes. C’était aussi le moment ou on échangeait des informations, et aussi des « ragots ». Parfois, une personne faisait les frais de ces ragots, on disait alors qu’on lui « passait un savon ».

Le pounti auvergnat revisité par Annie

Vous avez aimé le fondant au potimarron et pépites de chocolat de Annie ? Vous allez adorer son Pounti !

Plat auvergnat, le Pounti est un cake salé, composé d’une farce de légumes et parfois de viande, et surtout fourré de pruneaux qui en font sa caractéristique.

Annie s’est inspiré d’une recette de Anne Brunner (livre « Ortie et Pissenlit ») et a fait gouter ce plat à quelques privilégiés en le préparant avec des ingrédients du jardin.

 

 

Vous les avez reconnues ? Blettes, bourrache et orties…

Voici la recette :

Ingrédients :

1 oignon

100 gr de feuilles de blettes

50 gr de feuilles d’orties

100 gr de farine de riz

2 oeufs

sel, muscade

250 ml de lait de soja

6 pruneaux

une poignée de feuilles et tiges de bourrache fraiche

Hacher l’oignon et les feuilles.
Mélanger la farine, les œufs, du sel, de la noix de muscade.
Ajouter le lait végétal et homogénéiser.
Mélanger la pâte avec le hachis de feuilles
Versez le mélange dans un moule à cake huilé.
Dénoyauter les pruneaux.
Les cacher dans la pâte
Enfourner pour 40 mn à 180°
Démouler et laisser refroidir.
Servir

Miam ! Peut-être même qu’il y en aura au prochain apéro-jardin du 8 décembre !

 

 

 

 

 

 

 

Macérat huileux de consoude

Il y a bientôt un an, nous avions fabriqué un onguent à la consoude, lors d’un atelier animé par Denise. Préalablement, des macérats huileux avait été préparé pour la fabrication.

La consoude est une plante très utile au jardin. Elle sert d’engrais vert et a des vertus médicinales. On ne peut pas la consommer, mais on peut fabriquer des remèdes.

 

Vous la repèrerez très facilement grâce à son beau feuillage sombre et ample

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La macérat huileux va servir de base pour la fabrication de la pommade.

Dimanche 12 novembre, des pieds de consoude ont été déterrés. Les feuilles ont été mise à macérer dans un seau d’eau pour faire du purin.

Arnaud, Selim, Marie-Camille, Isabelle, Julie et Carole ont pris des racines pour faire des macérats qui serviront lors d’un futur atelier.

Le macérât de consoude

Il faut faire sécher des feuilles ou les racines de consoude pendant un ou deux jours, non lavées.

Découper les feuilles en petit morceaux, et faites de même avec les racines que vous découpez en rondelles.

Mettre les feuilles ou les racines dans un bocal propre et sec, et recouvrir d’huile. Concernant les feuilles, veillez à ce qu’elles soient toujours immergées.

L’huile : idéalement bio, elle peut être d’olive, tournesol, sésame, macadamia, pépin de raisin , etc….

A ce stade de la préparation, certaines personnes font chauffer cette mixture pour utiliser l’huile en elle-même.

En ce qui nous concerne, nous avons choisi de faire macérer pendant quelques semaines, pour ensuite fabriquer un onguent lors d’un futur atelier.

En image, quelques photos des macérats de l’année précédente :

 

 

 

 

Laisser macérer quelques semaines, surveiller de temps en temps, observer et n’hésitez pas à demander conseils en cas de doute.

Atelier onguent à la consoude 2016

A suivre !

Denise

Le fondant au potimarron, pépites de chocolat et graines de courge de Annie

Pour les chanceux qui ont pu participer à l’Apéro Jardin d’Yvonne du mardi 10 octobre, vous avez pu goûter le fondant au potimarron et pépites de chocolat d’Annie.

Vous avez été plusieurs à demander la recette.

La voici donc,  divulguée par Annie elle-même  :

Pour 6 à 8 personnes

280 g de chair de potimarron (j’ai utilisé de la butternut)
4 gros œufs
120 g de sucre
120 g de farine
80 g de beurre fondu
100 g de pépites de chocolat noir
50 g de graines de courge

Faire cuire la chair de potimarron à la vapeur, la mixer
Dans un saladier, fouetter les œufs avec le sucre
Ajouter la farine, le beurre et la purée de potimarron
Ajouter les pépites de chocolat et les graines de courge
verser la préparation dans un moule recouvert de papier sulfurisé
Faire cuire 25 min dans le four préchauffé à 180° c

fondant_au_potimarron_et_pepites_de_chocolat

Miam !

 

 

 

Des ipomées et des « courges »

Ce sera le résumé de ce beau dimanche d’octobre (le 1er, c’est le mois des 5 dimanches…).
Bien sûr il y avait aussi l’atelier « prendre soin des arbres fruitiers », mais nous publierons un peu plus tard un billet spécialement sur ce thème.

Donc, grand plaisir des yeux ! les ipomées… Il y en a de toutes les couleurs, elles se cachent avec d’autres, elles rampent, elles courent. Régalez-vous de ce spectacle.

Certains les appellent Volubilis, mais on utilise plutôt ce terme aux variétés vivaces, tandis que l’ipomée est annuelle. Mais attention, c’est la même famille que le liseron… Donc prenez garde à n’en point trop mettre dans les cultures !

Tout le monde les guettait… les cucurbitacées ; grande question, quand les récolter ? Ah là là, LA question…

En fait ça dépend de la variété : par exemple, le pâtisson est plutôt apparenté à une variété estivale, du coup, plus proche de la courgette. Il vaut mieux la cueillir avant que la peau soit durcie. On peut même la déguster crue en carpaccio… avec une sauce sympathique aux herbes par exemple, on peut le farcir, en faire des purées.

De même pour les autres. Observons la récolte : buttercup à peau verte et aussi à peau claire, potiron à peau verte et chair orange. Nous n’avons pas récolté les potimarrons (peau rouge orangée) pour faire durer la saison et que des personnes absentes ce dimanche au jardin puissent en bénéficier un de ces prochain dimanches. Mais je me suis laissée dire que d’aucun prévoyaient des recettes pour le 10 octobre…

Pour les potirons et potimarrons, il vaut mieux attendre que le pédoncule soit un peu couleur paille avant de les récolter.

N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences et à partager vos recettes de cuisine maison.

Vous trouverez plein de recettes dans les livres de cuisine, les magasines spécialisés et bien sûr le net… mais n’hésitez pas à tester et inventer. Allez, je vous en livre une très simple que l’on peut faire avec une butternut (doux beurre), un potiron, un potimarron ou un bleu de Hongrie. Vous le coupez en dés de 2 cm, vous placez dans un plat à four, vous saupoudrez de cumin et de thym, un peu d’huile d’olive… et hop ! au four pendant 35 à 40 minutes, température 190 – 200 (four préchauffé). Un peu régal ! si simple…

Pour finir, vous connaissez ce magnifique chou fourrager dont on récolte les feuilles au fur et à mesure et qui se consomme de différentes manières (pensez à le blanchir avant de le faire cuire)

A très bientôt de vous voir ou de vous lire, Denise

L’achillée millefeuille, l’herbe au soldat

coccinnelleSavez-vous que Vénus conseilla à Achille cette plante pour faire cicatriser sa plaie au talon ? Vous l’aurez compris, c’est un hémostatique puissant.

Savez-vous que l’on remplace parfois le houblon par de l’achillée pour le brassage de la bière dans le nord de l’Europe ?

Savez-vous qu’une décoction d’achillée permet d’activer la décomposition du compost en biodynamie ? Elle repousse également les insectes nuisibles aux cultures.

Ses propriétés sont nombreuses : cicatrisant, hémostatique, astringent,  antispasmodique, anti-inflammatoire, et j’en passe !
De ce fait, comme toutes les plantes riches en propriétés, il faut bien la connaître pour bien l’utiliser !

Pour les bobos des petits (et des grands), une compresse de vinaigre sera idéale. Il servira aussi en bain de bouche pour les gencives irritées ou même pourra fortifier votre cuir chevelu grâce à un massage de quelques minutes.

Vous avez les paupières gonflées ? une décoction fera l’affaire sur une compresse.

Les jambes lourdes ? le foie encrassé ? Une infusion de sommités fleuries…achilée

ATTENTION : Pas d’utilisation si vous suivez un traitement fluidifiant sanguin, ni pendant les règles, ni si vous êtes enceintes. Pour les enfants de moins de 12 ans, utilisez seulement en externe.

Sa teinture mère peut être très intéressante en cas de règles douloureuses, prise en prévention, mais aussi pour les suites de traumatismes musculaires.

Prenez l’avis des spécialistes bien sûr !

Petite recette : le vinaigre à l’achillée : placez dans un bocal une poignée de sommités fleuries d’achillées fraîches en morceaux et ajoutez un litre de vinaigre de cidre bio. filtrez après 15 jours.

pour aller plus loin : 250 remèdes naturels à faire soi-même,

Passeport-santé ;
Un jardin bio ;

Retrouvez la Fiche de la flore de Bonnier

Denise